01.06.2008
SNIFFFFF .........
De passage sur le PC pour quelques minutes. Visiblement, à la vue du peu de coms laissés, ce blog n'interresse pas grand monde !!!
Quel avenir dois-je lui réserver s'il n'interresse que moi ???????????????????????????????????
Je m'en retourne à ma clinique bien déçue ...
18:01 Publié dans Allo, SOS amitié ... | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
22.04.2008
Encore un départ
Je repars me faire soigner pour quelques semaines. Les fidèles doivent commencer par y être habitués !!!
A bientôt, vous me manquez déjà, sniff.............................
07:34 Publié dans Allo, SOS amitié ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Les morts et les bigottes

Du fond de leurs abîmes
les morts ne cessent de rire
de ceux qui paient la dîme
pour assurer l'av'nir.
Ils prient un drôle de type
qu'ils n'ont vu qu'en fantasme
pour pas choper la grippe
ou pardonner l'orgasme.
Sûr qu'on ne plaisante pas
avec le péché
faut suivre pas à pas
c'que dit monsieur l'curé.
Et quand par malheur
ils rêvent d'une paire de fesses
ils courrent avec horreur
se laver à confesse.
Alors au fond du gouffre
pour sûr qu'ils se panent
lorsque ça sent le soufre
en dessous des soutanes.
C'est la fête aux bigottes
auquelles on fait payer
leur manque de jugeotte
le poids de ces secrets.
Tommie
07:31 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Smally
Mon amie ma fidèle
qu'ai-je pu te faire subir ?
Mes souvenirs s'emmèlent
c'est ce qu'il y a de pire.
Qui prit soin de toi
tous ces jours de misère
quand je n'étais pas là
quand je n'touchais plus terre ?
Comment ressentais-tu
ces tremblements de terre
dans mon âme perdue
qui glissait vers l'enfer ?
Tu m'as pardonnée je crois
dans ton dernier soupir
ton p'tit corps dans mes bras
oh, comme j'ai pu souffrir.
Tommie
07:30 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rue des pins

Dans l'air du temps
et l'air de rien
comme un enfant
comme un vaurien
chemin faisant
cahan cahin
cheveux aux vents
chemise de lin
effrontément
malin malin
en remontant
la rue des pins
les pieds brûlants
semelles en moins
se délestant
d'un peu d'un rien
s'en rejoignant
de douces mains
et rêvassant
de ses blancs seins ...
Tommie
07:25 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2008
Partir

Partir au delà de l'horizon
jusqu'où le regard porte et se perd
là où la terre trace un dernier sillon
comme un salut bref de l'univers.
Partir pour ne jamais revenir
pas même en rêve ni en cauchemar
lâcher jusqu'au moindre souvenir
se diriger vers un autre phare.
Partir sans baluchon ni bagage
à la conquête d'une nouvelle histoire
débarrassé de sa lourde cage
libéré de tous les vieux déboires.
Partir, s'envoler d'un pied leste
se laisser diriger par les vents
économiser le moindre geste
et évoluer en dehors du temps.
Tommie
03:21 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2008
Tout est pardonné

On le croit dans les nuages
l'esprit libre au gré du vent
que rien ne lui fait ombrage
qu'il rêve comme un innocent.
A l'atelier il fabrique
au potager il donne vie
comme avec des mains magiques
créatrices à l'infini.
Il ne dit rien, il cache tout
comme un vaurien, ou comme un fou.
Ses silences en disent long
et taisent ses bégaiements
quand il s'agit de faire front
d'oublier ses peurs d'enfant.
Le mensonge est sa défense
et dans ses yeux la panique
dénonce l'ignorance
et sa marque de fabrique.
Il ne dit rien, il cache tout
comme un vaurien, ou comme un fou.
D'un regard inquisiteur
qui balaie comme un scanner
elle vous foudroie en plein coeur
comme une acerbe mégère.
Elle vous aime sous conditions
avec ses propres critères
elle juge la situation
depuis ses espoirs de mère.
Dans sa souffrance et sa misère
elle est en errance, cherche des repères.
Ses enfants sont sa richesse
même s'ils ne sont pas conformes
et quoiqu'ils fassent la blessent
en n'entrant pas dans ses normes.
Mais son amour est plus fort
et la mènent à concéder
à arrondir ses bords
pour sa tendresse montrer.
Dans sa souffrance et sa misère
elle est en errance, cherche des repères.
Tommie
23:59 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.04.2008
Les amoureux

Au fond de leurs yeux d'agate
y'a toutes les promesses du monde
pas moyen que le temps se gâte
ils naviguent sur la même onde.
Ils ont le soleil pour eux seuls
la pluie ne les atteind jamais
ils ont l'air de gais écureuils
qui ne font que ce qui leur plaît.
Les amoureux ...
Ils ont au fond de leurs deux coeurs
un lien indiscible qui les tient
ils ne s'aiment pas en amateurs
c'est la passion qui les étreint.
Ils traversent les coups du sort
main dans la main et sans souci
plus rien ne peut leur faire du tord
tellement ils s'aiment à l'infini.
Les amoureux...
Tommie
pour toi Yoann, et ta dulcinée ;-)
06:55 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
John IRVING Le monde selon Garp

06:39 Publié dans Roman, nouvelles (divers) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
John IRVING
John Winslow Irving (né le 2 mars 1942) est un romancier américain et scénariste récompensé par un Academy Award.
John Irving est né à Exeter (New Hampshire), dans des circonstances qui ont depuis alimenté les thèmes et l'action de plusieurs de ses romans : sa mère Helen, une descendante des Winslow, l'une des plus anciennes et plus distinguées familles de Nouvelle-Angleterre, l'a mis au monde hors des liens du mariage, en refusant de dévoiler l'identité du père de l'enfant. Helen Winslow s'est plus tard mariée avec Colin F. Irving, professeur à la prestigieuse Phillips Exeter Academy. John Winslow devint alors John Irving, prenant le nom de son père adoptif. Jusqu'au milieu du XXe siècle, il ne chercha jamais à découvrir l'identité de son père biologique : "J'avais déjà un père", disait-il. Il apprit beaucoup plus tard, à 60 ans, le nom de son géniteur, John Blunt Sr., alors que celui-ci était déjà décédé. Le fait de n'avoir pas connu son père a été à l’origine de son dernier livre, Je te retrouverai, et a marqué beaucoup de ses œuvres, les femmes y élevant souvent leurs enfants seules. Étant né durant la seconde guerre mondiale, les blessés de guerre se sont beaucoup manifestés dans ses livres comme en témoigne L’œuvre de Dieu, la part du Diable. John Irving fit ses études à Exeter, où il fut un étudiant médiocre, à cause d'une dyslexie alors non diagnostiquée, mais un lutteur exceptionnel. L'émancipation de la femme, la lutte et la vie universitaire en Nouvelle-Angleterre occupent une place importante dans ses romans, en particulier dans Le Monde selon Garp et Une Prière pour Owen. Le cadre principal de ces deux romans est celui de la Phillips Exeter Academy
Pendant ses études à Exeter, John Irving fut conseillé par Frederick Buechner, romancier et célèbre théologien presbytérien et George Bennett, professeur de littérature, qui plus tard l’aidèrent à accéder au Iowa Writers' Workshop (Atelier des écrivains de l'Iowa), le plus prestigieux des programmes de diplômés en littérature américains, à l'époque le seul du genre. John Irving étudia brièvement à l'université de Pittsburg et obtint finalement son diplôme de l’université du New Hampshire. Dans l’Iowa, John Irving étudia au côté des futurs romanciers Gail Godwin, John Casey, and Donald Hendrie, Jr., entre autres. Il fut alors conseillé par Kurt Vonnegut, Jr..
En 1963, il obtient une bourse pour aller étudier à l’étranger et c’est à Vienne en Autriche que John Irving rencontra sa première femme Shyla Leary, étudiante en histoire de l’art. Ils se marièrent après que Shyla est tombée enceinte et auront finalement 2 garçons, Colin (1965) et Brendam (1969), avant de divorcer au milieu des années 80. John Irving se remarie alors avec son agent Janet Turnbull, avec laquelle il aura un troisième fils, Everett.
La carrière de John Irving démarra à l’âge de 26 ans avec la publication de son premier roman, Liberté pour les ours. Le livre fut relativement bien accueilli par la critique mais ne fut pas un succès d’édition. Ses deuxième et troisième romans L'Épopée du buveur d'eau et Un Mariage poids moyen furent accueillis de la même manière. Frustré par le manque de promotion de ses romans assuré par sa première maison d’édition Random House, il choisit d’offrir son quatrième roman Le Monde selon Garp, partiellement autobiographique, (1978) à Dutton Books qui lui promet un effort marketing plus important. Le roman fut un best-seller international et un phénomène culturel. Il fut plus tard porté à l’écran par George Roy Hill dans un film mettant en scène Robin Williams dans le rôle de Garp et Glenn Close dans celui de sa mère. John Irving y fait une brève apparition lors de l’un des matchs de lutte universitaire de Garp.
En 1985, il publia L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable, une épopée surprenante, centrée sur un orphelinat du Maine (État). Le roman explore sans détour le sujet controversé de l’avortement et est certainement le meilleur exemple de l’influence de Charles Dickens sur l’œuvre de John Irving. Il poursuit en 1989 avec Une Prière pour Owen, une autre épopée d’une famille de la Nouvelle-Angleterre autour du thème de la dévotion. Encore une fois, l’action prend place dans un pensionnat de Nouvelle-Angleterre, John Irving puisant son inspiration pour ses personnages dans ses influences habituelles, notamment Le Tambour de Günter Grass, La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne, et dans l’œuvre de Dickens. Pour la première fois, John Irving s’intéresse aux conséquences de la Guerre du Viêt Nam – particulièrement à la conscription, John Irving ayant échappé à l’appel pour le Viêt Nam suite à la naissance de son premier fils. Owen Meany devient la meilleure vente de John Irving depuis Garp, et est aujourd’hui fréquemment présent dans les listes de lecture des étudiants américains.
John Irving revient chez Random House pour son livre suivant Un enfant de la balle (1994). Sans doute son livre le plus compliqué et difficile, qui lui vaut le rejet de la critique mais un nouveau succès d’édition, comme le sera La quatrième main publié en 2001. Entre ces deux romans, Une veuve de papier (1998) sera beaucoup mieux accueilli par la critique. Le dernier roman de John Irving Until I Find You a été publié en juillet 2005. Il a récemment été traduit en français sous le titre Je te retrouverai.
En juin 2005, The New York Times publia un article qui révèle que son dernier roman contient deux éléments de sa vie personnelle qu’il n’avait pas révélés jusque là : un abus sexuel, commis à l’âge de 11 ans par une femme plus âgée et l’arrivée récente dans sa vie de son père biologique…
En 1999, après presque 10 ans d’écriture, le scénario de John Irving pour L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable aboutit à un film réalisé par Lasse Hallström et mettant en scène Michael Caine, Tobey Maguire, Charlize Theron, et Delroy Lindo. John Irving y fait également une apparition dans le rôle d’un chef de gare. En 2004, Une veuve de papier a été porté à l’écran sous le nom The Door in the Floor, avec Jeff Bridges et Kim Basinger.
La publication du Le Monde selon Garp lui ayant assuré sa fortune personnelle, John Irving a pu se concentrer uniquement à l’écriture de ses fictions comme à une vocation, acceptant de temps à autres des postes d’enseignement, et de lutteur à travers l’équipe universitaire de son fils. En plus de ses romans, il a également publié Trying to Save Piggy Sneed (1993), un recueil comprenant une brève biographie et quelques nouvelles non publiées et Mon cinéma (2003), son compte-rendu du long processus menant à l’élaboration du scénario de L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable.
Aujourd’hui, il partage son temps entre ses résidences dans le Vermont, à Toronto, et New York.
Oeuvres :
- Liberté pour les ours ! (1968, Setting Free the Bears)
- L'Épopée du buveur d'eau (1972, The Water-Method Man)
- Un mariage poids moyen (1974, The 158-Pound Marriage)
- Le Monde selon Garp (1978, The World According to Garp)
- L'Hôtel New Hampshire (1981, The Hotel New Hampshire)
- L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable (1985, The Cider House Rules)
- Une prière pour Owen (1989, A Prayer for Owen Meany)
- Trying to Save Piggy Sneed (1993) ; en partie traduit en français sous le titre Les rêves des autres
- Un enfant de la balle (1994, A son of the circus)
- La Petite Amie imaginaire (1977)
- Le Rêve des autres (1998)
- Une veuve de papier (1998, A Widow For One Year)
- La Quatrième Main (2001, The Fourth Hand)
- Mon cinéma (2003, My movie Business, a Memoir)
- Je te retrouverai (2005 Until I Find You)
source : Wikipédia
06:27 Publié dans Biographies et particularités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2008
Mater cauchemar 2

La terreur courait en moi comme mille cafards
dont les fines pattes m'écorchaient de l'intérieur
mutilant mes entrailles en de multiples parts
et lestant mon âme de fulgurantes douleurs.
Le temps était venu de déployer mes ailes
ligotées par toutes ces années d'acidité
où tu explosais en fétides relents de fiel
qui m'étouffaient à ne plus pouvoir respirer.
Aliénée par la cruauté et l'injustice
je ne savais trop comment me dépatouiller
sortir de cet enfer sans trop de préjudices
alors que je tremblais comme un chien effrayé.
Te maudire et baver ne me suffisait plus
je fuyais pour te tuer et me faire renaitre
te lançant au passage quelques regards tendus
qui signifiaient que je n'étais plus de ta chair.
Mais ma révolte bien trop tardive a fait chou
quand je dus affronter tes railleries humiliantes
et tes yeux affutés et perçants de hibou
me plaquèrent rudement telle une déferlante.
Tommie
Image : Domi Colin "cri"
10:40 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.03.2008
Mater cauchemar

De tes yeux exorbités transpirant de haine
jaillissait le venin de ta folie matrice
qui tentait de m'atteindre à m'en faire perdre haleine
dans un tourbillon de tourmente destructrice.
Dans ta bouche tordue d'un rictus malfaisant
les mots se faisaient flêches acérées en feu
pour venir me transperser à grands coups violents
de ton verbiage acerbe dont tu fais cruel jeu.
De ton corps émanait un halo de jouissance
dont le rayonnement venait brûler mes plaies
c'était effrayant de sentir cette toute puissance
vouée à une terrible vengeance qui me glaçait.
J'entendais la tempête dans ta voix persiflante
elle tournait, tournait, envahissait mon esprit
de pensées moribondes aux refrains obsédants
je hurlais mais la panique étouffait mes cris.
Il aurait fallu que mes yeux soient des miroirs
pour te renvoyer le danger en pleine face
et te crucifier sur l'autel de ta gloire
qui ne peut accueillir que ta maudite race.
Tommie
01:25 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.03.2008
B 22
A la B 22
y'a une fille qui galère
qui flipe en moins de deux
et qui a besoin d'air.
A la B 22
y'a une âme à sauver
transpercée par un pieu
qui pourrait s'infecter.
A la B 22
y'a une drôle d'atmosphère
des relents courageux
pour mener une guerre.
A la B 22
dès le soleil levé
ça a beau être miteux
ça s'met à travailler.
A la B 22
malgré la misère
ça fait le simple voeux
de sortir de l'enfer.
A la B 22
ça voudrait s'relever
mais ça reste piteux
de s'voir se traîner.
A la B 22
ça cherche des repères
pour se sentir mieux
découvrir le mystère.
A la B 22
ça s'met à espérer
que tout s'ra moins affreux
que ça va s'terminer...
Tommie
OK, c'est pas transcendant, mais j'aime bien le titre, ça sonne comme un obus !!!
22:45 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Tommie... le retour
Me revoilà !!! Bonne nouvelle ? Ok, pas de commentaires...
Huit semaines d'absence, dont sept passées dans une clinique à essayer de me requiquer un peu. Pas sûre du résultat, le temps le dira...
Je vous ramène un album photos de l'endroit où j'étais (mais nan, y'a pas de monstres formolisés dans des bocaux ni de scalpels tous sanglants). Calme et quiétude propices au repos des neurones et du corps...
Durant cette période, j'ai écrit 13 petits textes, que vous découvrirez petit à petit. Plus ou moins bons, plus ou moins inspirés... tant pis.
J'ai fait aussi un dessin et une sculpture (ma première), visibles dans l'album. Ca ne vaut rien, mais je vous sais indulgeants...
D'ailleurs, je vais faire aussi un album "mes sculptures" car je viens de me souvenir que j'ai modelé un éléphant en... 1993 !!! Et je l'ai toujours.
Vous m'avez tous manqué ... un peu ... Ben oui, j'avais les neurones un peu occupés à se démèler. Le plus dur, au retour, c'est de rattraper tout le retard accumulé dans la lecture de vos blogs respectifs, s'en est affolant.
Contente de vous retrouver ;-)
19:04 Publié dans Allo, SOS amitié ... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.01.2008
A nous deux seuls

Demain, à l'horizon
de tes cheveux en bataille
j'effacerai ton nom
pour mieux te lire en braille.
Noyés dans la masse
de ce quai bouillonnant
il n'y aura plus trace
de nos malheurs d'antan.
Tu viendras te livrer
nu et sans armes
à toute l'avidité
contenue dans mes larmes.
Nous serons seuls
nous serons deux
à nous deux seuls
nous serons Dieu...
Dans ce tohu bohu
tout deviendra silence
dans ton regard perdu
je projet'rai mes trances.
Tes yeux se plongeront
dans mes abîmes d'agate
mes doigts t'accrocheront
de peur que tu ne partes.
Nos lèvres en frôlements
se gorgeront de fièvre
nos souffles en se mêlant
feront flamber la sève.
Nous serons seuls
nous serons deux
à nous deux seuls
nous serons Dieu...
Tommie
00:24 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Encore une pause blog
Depuis quelques temps ce blog est en panne d'inspiration ;-( La faute à mon état de santé qui ne va pas fort...
Alors je vais m'absenter 3 ou 4 semaines pour me soigner, en tout cas essayer d'aller mieux. J'espère que cette hospitalisation me sera bénéfique, et que je reviendrai plus en forme, avec de nouvelles lectures à vous faire partager, et de nouveaux petits textes plus inspirés...
A bientôt.
En attendant, je vous mets le dernier texte que j'ai écrit. C'est pas terrible, mais vous êtes habitués ;-)
00:23 Publié dans Allo, SOS amitié ... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13.12.2007
Rêve d'amour

Au bord de la rivière
me rafraichir les pieds
tout brûlants de fièvre
d'avoir trop traîné.
Au bord de la rivière
me laisser aller
à l'onde solitaire
où coulent mes pensées.
Au bord de la rivière
me prendre à espérer
que serait salutaire
la douceur des baisers.
Des baisers doux légers
empruntés et timides
par peur de brusquer
ce coeur un peu humide.
Humide d'avoir pleurer
trop souvent à son tour
de n'pas s'être encanaillé
aux parfums de l'amour.
Un amour fort et fou
aux couleurs écarlates
qui balancerait tout
d'un grand coup de savate.
Au bord de la rivière
j'me suis prise à rêver...
Tommie
22:14 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
08.12.2007
Jean-Christophe GRANGE Le concile de pierre
Diane Thiberge, jeune éthologue de 30 ans à l'esprit rationnel, parvient, après de longues démarches, à adopter un garçonnet dans un orphelinat thaîlandais, enfant qu'elle prénomme Lucien. Traumatisée durant son adolescence par une mystérieuse agression, Diane s'était en effet résolue à ne jamais avoir d'amant.
Mais à peine Diane et Lucien commencent-ils à se découvrir, qu'un terrible accident de voiture plonge Lucien dans un coma profond. Et alors que l'état de celui-ci le conduit vers une mort certaine, un étrange médecin allemand apparait, qui, grâce à une occulte séance d'accupuncture parvient à sauver l'enfant. Mais le médecin allemand, auquel personne n'a fait appel, est assassiné la nuit même dans les murs de l'hopital.
En proie au doute, Diane, dans l'attente du réveil de Lucien, commence à enquêter sur les réelles origines de son fils, et les causes exactes de l'accident. Prête à tout pour découvrir la vérité, Diane va devoir affronter des tueurs implacables dans ses recherches qui la conduiront jusqu'au coeur de la taîga mongole, découvrant les véritables origines de Lucien et le passé mystérieux d'un site nucléaire à l'abandon, au fin fond de la Sibérie, qui abritait un laboratoire de parapsychologie aux pratiques atroces...
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Comme à son habitude, Grangé parvient toujours à surprendre et maintenir l'attention du lecteur. Dès le 1er chapitre, le suspens laisse augurer une intrigue complexe riche en rebondissements.
Les évènements s'enchainent à un rythme soutenu. Seuls 5 chapitres en fin de roman ralentissent un peu pour permettre au lecteur de saisir la complexité de l'intrigue et le rôle exact de chacun des personnages.
Le glissement vers le paranormal et le fantastique est progressif. Si la 1ère partie du roman évoque à peine les médecines parallèles à travers l'accupuncture, la 2ème partie s'attarde sur les pouvoirs psi de certains personnages (hypnose, psychokinèse). Le glissement vers le paranormal est bien entendu freiné par le rationnalisme de Diane, mais la 3ème partie explore finalement ce versant en présentant les chamans, la magie tsévène, et le fantastique atteint son paroxysme dans le combat final.
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Selon moi, un excélent thriller si l'on accepte d'entrer dans le jeu du paranormal. Esprits trop rationnalistes s'abstenir, risque d'allergie !!!
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Extraits :
- " _ Lorsque que vous regardez une rivière, vous voyez l'eau, l'écume, les herbes qui s'agitent parmi les flots, mais vous ne voyez pas le principal : le courant, le mouvement, la vie du cours d'eau...Qui oserait prétendre que le corps humain ne fonctionne pas de la même façon ? Qui oserait dire dire que, sous la complexité de la circulation sanguine, des pulsations cardiaques, des sécrétions chimiques, il n'existe pas un seul courant qui anime tout ela : l'énergie vitale ?
Elle niait encore de la tête. L'homme n'était plus qu'à quelques centimètres. Leur dialogue prenait une résonnance de confessionnal :
_ Les rivières ont leur source, leurs réseaux souterrains, invisibles au regard. La vie humaine possède elle aussi ses origines secrètes, ses nappes phréatiques. Toute une géographie profonde qui échappe à la science moderne mais qui s'organise à l'intérieur de notre corps.
Diane demeurait immobile, le visage plongé dans l'ombre. Ce que l'homme ignorait, c'est qu'elle connaissait ce discours : combien de fois avait-elle entendu ses maîtres de wing-chun déblatérer sur le chi, l'énergie vitale, le yin et le yang et tous ces trucs ! Mais elle n'était pas cliente. Au contraire, son triomphe, sur les tatamis, démontrait à ses yeux la vacuité de ces thèses : on pouvait être une championne de boxe shaolin et se moquer totalement de ces valeurs. Pourtant la voix s'insinuait dans sa conscience. "
_________
- " L'anthropologue conclut :
- cet enfant porte un message.
Il ajouta, d'une voix timide où vibrait la peur :
- Un message qui a été gravé au feu et qui est, disons le mot, "programmé" pour apparaître en cas de fièvre, grâce à la chaleur qui émane du corps de l'enfant. C'est totalement... incroyable. En fait, le seul moyen de déchiffrer cette date, c'est la fièvre de Lucien.
Diane n'écoutait plus les explications. Ses propres réponses explosaient dans sa conscience. Elle était sûre que le second Lucien portait les mêmes brûlures. Les " Lüü-Si-An " arboraient, au bout des doigts, une date, qui n'apparaissait qu'au moment de leur transe. Ils étaient des Messagers. Mais à qui était destinée cette date ? Et que signifiait-elle?
En un tour d'esprit, elle formula la première réponse : sans aucun doute, cette date était destinée à des hommes tels que Rolf van Kaen, Philippe Thomas et Eugen Talikh. Des hommes qui avaient appartenu à l'équipe du tokamak et qui attendaient ce message pour revenir sur les lieux de leur passé. "
__________
- " - Ce silence, comment vous l'expliquez ?
Kamil haussa les épaules.
- A vrai dire, il peut tout signifier. Soit que les chercheurs n'ont absolument rien trouvé, pas même de quoi rédiger un rapport. Soit, au contraire, qu'ils ont effectué des découvertes significatives. Des découvertes qui méritaient qu'on les dissimule.
Diane comprit qu'elle possédait la réponse à cette question. Oui : quelque chose d'important avait été découvert dans ce laboratoire. Quelque chose qui concernait non seulement la nature des facultés psi, mais qui permettait de les développer.
Elle n'avait pas oublié les prodiges qui avaient ponctués ces dernières semaines. Un accupuncteur qui sauvait un enfant condamné par la médecine traditionnelle. Un psychologue qui ouvrait une boucle de métal par la seule force de son esprit. Et maintenant Eugen Talikh, qui manifestait une véritable clairvoyance en matière de phénomènes cosmiques. Comment ne pas penser que ces hommes, entre 1969 et 1972, avaient découvert dans leur laboratoire une technique qui leur permettait d'isoler et de maîtriser les forces occultes de l'homme ? Comment ne pas imaginer qu'ils partageaient, depuis trente ans, ce secret unique ? "
___________
- " La chaman était là, maintenant, toute proche. La bête entre ses poings hurlait toujours, dressant des crocs affûtés, véhéments. La vieille approcha le monstre de la brûlure. Diane baissa les yeux vers son ventre saupoudré de talc. Sous les traînées blanches, la peau s'était gonflée, gaufrée, craquant déjà par endroits sous la poussée irréversible de la putréfaction. En un ultime cambrement, elle voulut s'échapper mais la stupéfaction la paralysa.
La sorcière venait de plaquer l'animal sur sa plaie, écrasant le corps de fourrure sur les chaires purulentes. En un déclic, les yeux du rongeurs se voilèrent d'une pellicule écarlate - un film de sang. La chaman passait et repassait la boule de poils sur la plaie avec acharnement, obstination - une espèce d'application forcenée.
Telle était l'obscure logique de l'intervention : la magicienne cherchait à effacer les stigmates de l'atome à l'aide du rongeur. Elle utilisait l'animal comme une éponge de souffrance, un aimant curateur qui allait balayer les marques du feu et aspirer la mort.
Alors tout se déroula en quelques secondes. "
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