10.01.2009
Deux-trois minutes d'extase

Aux confins de la lande du silence,
où le soleil s'éteint, où les vents s'essoufflent,
se cache un monde à la jolie constance,
offrant des horizons de paix - camoufle.
On s'y rend par des chemins tortueux,
c'est là la seule condition au passage.
Il faut savoir ce qu'est être malheureux,
un peu comme une séance de rattrapage.
On trouve là un repos bienfaisant
où la pensée cesse de se retourner
comme l'estomac au creux de l'océan.
On s'installe pour une autre traversée.
On part pour un voyage en solitaire
à travers les méandres de l'esprit.
On se laisse aspirer par d'autres sphères,
s'écouler vers d'inconnus infinis.
De l'apesanteur le corps se délivre
comme happé par la force d'un grand vide.
Images et sensations de pantins ivre
ou d'une nouvelle espèce d'androïdes.
C'est le refuge ultime des addicts,
un peu comme la méditation des sages,
où l'on tente d'échapper à la vindicte
en évitant tous les télescopages.
Tommie
21:38 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
J'aime bien ce poème , des touches de gris et de la couleur...Je ressens bien ce que tu dis aussi.
Bientôt c'est la nuit, mais après le grand jour.
Ecrit par : béatrice | 11.01.2009
Répondre à ce commentaireMerci Béa. Et puis c'est sympa de me laisser des coms régulièrement, ça me donne l'impression que ce blog n'existe pas que pour moi...
Ecrit par : Tommie | 11.01.2009
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