13.01.2009

Les recalés

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Dans les coins sombres comme sous la terre,

pissant au pied des révèbères,

des ombres telles des panthères

se gaussent de fuir la lumière.

 

Ils sont un comme ils seraient cent

à louvoyer à chaque instant,

à renifler l'odeur du sang

qui coule dans leurs affluents.

 

Ils détestent toutes les couleurs,

qui ravivent en eux la douleur

du temps où elles servaient de leurres

conduisant au grand computer.

 

Ils n'ont pas répondu à l'appel

des sirènes servies à la pelle.

Ils ont détesté qu'on les hèle

pour le passage à la javel.

 

Ils ont rapidement compris

qu'ils n'étaient bons que pour la pluie,

que leur domaine serait la nuit

qui leur accorderait sursis.

 

Quand par malheur ils sont visibles,

on les baygonne comme des nuisibles,

dans une haine incoercible

qui les confine à l'inaudible.

 

Ils vivent pareils à des transfuges,

errant de repaires en refuges,

n'acceptant pas qu'on les méjuge,

se protégeant de tout grabuge.

 

Leur vérité c'est le danger

qui les poursuit comme l'épée.

Ils craignent sans cesse de plonger

dans les abîmes, privés d'apnée.

 

            Tommie

Commentaires

;-((((
... et puis parfois, il y a un rayon de soleil ou une fleur qui pousse dans le goudron !

Ecrit par : kris | 13.01.2009

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Ouais, et puis sous les pavés la plage ;-)

Ecrit par : Tommie | 14.01.2009

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Les recalés ne restent pas toujours sur le côté.
le pire est de sombrer.
Je connais des recalés qui brillent et tant mieux!

Ecrit par : béatrice | 16.01.2009

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