17.01.2009
Pied de nez

Par delà les flammes mouvantes de ton coeur,
par delà les stries rougeâtres de ta douleur,
tu voles en ricanant dans de drôles de volutes
où les sourires sont dessinés à l'uppercut,
les yeux rincés, délavés, par des nuits trop longues,
les mains agrippées à de jeunes formes oblongues.
Ouais, tu te marres à en chialer comme un tordu
en voyant leurs faces blèmes fixant le pendu.
Tu peux te vanter de leur avoir fait la nique
en t'offrant une superbe et ultime trique,
chouette cadeau de départ en apothéose
pour celui qui rêvait tant de métamorphose.
Mais c'est une gloire qui ne dure qu'un instant,
le temps que l'on décroche ton corps doucement.
Et déjà on pense à toi comme à une horreur,
ton corps froid et souillé qui révulse le coeur.
Dans les regards, la haine et la pitié se mêlent
ignorant que tu signais là ton label.
Soudain ton rire de fou devient sarcastique,
crachant ton statut devenu anecdotique.
Fallait-il qu'ils soient véritablement matheux
pour ne pas voir là la facture de tes jeux ?
Ne voyaient-ils pas les stigmates de ta lutte
gravés au cutter à chaque pas de ta chute ?
Puis tout à coup ta morbide rancoeur s'éteint.
Par une lumière douce et claire de petit matin
ton âme se laisse dériver et aspirer,
comme si la plus belle des filles venait t'aguicher.
Ton rire effrayant cesse et ton esprit s'éclaire,
d'un salut irrévérencieux tu te libères...
Tommie
23:29 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




Commentaires
A quoi bon vouloir plaire (par quelques moyens que ce soit) le tout est de ne pas se gêner et tans pis pour les autres, ceux qui ne comprennent pas que les traces de la vie parfois ne s'effacent pas et restent à jamais graver dictant le moindre des gestes...
Pour faire un pendant à ton dernier message, je comprend bien ce que tu veux dire ; moi-même, tu le sais, je galère avec les traites de la maison, les factures, les impôts, la bouffe, le plein d'essence à une fois par mois... J'ai du reprendre mon temps de travail à 100 % afin d'éviter de m'enfencer plus loin dans les égoûts !
On me dit souvent : "tant qu'on a la santé !"... tu sais, comme moi, à quel point on reste septique (comme la fosse) à ce point de vue quand on sait que même elle vous menace.
Sinon, il nous reste le sourire, aussi sarcastique soit-il, et c'est avec le plus doux que je te souhaite un bon dimanche.
Gros bisous
Ecrit par : nath | 18.01.2009
Répondre à ce commentaireQuand même, ce M******, il a l'esprit un peu étroit !!! ;-)
Ecrit par : Tommie | 18.01.2009
Répondre à ce commentaire, le pendu prépare la sortie de son trou !...
Ecrit par : Le Doc. | 19.01.2009
Répondre à ce commentaireOuaip, et il se marre comme le fou qu'il est, c'est à dire pas si fou que ça ;-)
Ecrit par : Tommie | 19.01.2009
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