26.02.2009
Rêves fugaces

Parfois la solitude se fait encore plus pesante,
enveloppant de ses tentacules la pénible attente
née de rêves déments par lesquels tu te laisses berner,
dans une crise folle de désirs et d’avidité.
Il suffit d’un mot réconfortant, d’un sourire sincère,
pour réveiller la naïveté rangée sur l’étagère.
Alors le cœur tachycarde, la pensée logorrhéique,
le désespoir s’empêtre dans des airs euphoriques,
qui anéantissent la prudence et les bonnes raisons
qui t’ont plongé dans l’éloignement et la rude prison.
Un semblant de vie prend le pas sur l’anéantissement,
un souffle de fraicheur dissipe le renoncement.
Tu te laisses envahir, pour quelques minutes ou quelques jours,
par un possible réinventé dégainant sans détours,
derrière un masque coloré, des effluves de parfums
envahissants, comme la clarté des petits matins.
Ton esprit troublé est partant pour une grande aventure
tissée dans les fils barbelés de tes propres parjures.
Et puis tu retombes brusquement du vent qui t’embrassait,
au moment même où tu comprends que le rêve était surfait.
Un éclair de lucidité te gifle en pleine face,
te dégomme lamentablement en haut de tes échasses.
Tu retournes à ton coma en reposant les pieds sur terre,
tu regrettes le doux songe qui t’a sorti de ta misère.
Tommie
00:20 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
aïe !
j'ai bien fait de passer même durant ton absence il y avait encore une lueure...
Ca fait bien longtemps que je n'ai pas rêvé peut-être pour éviter de tomber, peut-être par manque d'opportunité (lol).
Gros bisous
Ecrit par : nath | 03.04.2009
Répondre à ce commentaireUn beau texte. Vraiment, parfois l'homme a besoin d'une chose minuscule pour se retablir.
Ecrit par : Portuguese @ telephone phone cards | 03.12.2009
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