18.02.2009

Une vie de damnés

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On les avait tirés du liquide amniotique,

du paradis où ils flemmardaient, extatiques.

On avait vivement aiguisé leurs esprits

en les exposant aux lumières de la vie.

 

Des cris et des sourires comme des cicatrices

plongeaient leurs regards dans d’infinis précipices.

Ils s’accommodaient au noir avec précaution,

sentant là le danger de la domination.

 

Ils avaient appris à s’équiper de béquilles

pour absorber les chocs, esquiver les torpilles.

Ils trouvaient refuge à l’ombre de leurs secrets,

un empire de folie où ils s’enlisaient.

 

On les trouvait trop actifs ou trop effacés.

Ils étaient juste à la recherche du feu sacré

qui les embarquerait vers une autre planète

sur laquelle ils règneraient en anachorètes.

 

Les années passaient, ils grandissaient. Solitaires.

Et commençait à gronder en eux le tonnerre.

Ils n’allaient pas tarder à voir les démons,

impatients, fin prêts à sortir de leurs gonds.

 

Ils entraient là dans une nouvelle souffrance,

celle qui s’immisce par la porte de la conscience.

La vraie confrontation aux autres et à leur monde

allait soulever des vagues de mauvaises ondes.

 

Tels des étoiles filantes, ils allaient fuir,

encore et toujours, impuissants à se construire

un semblant de vie remplissant les bonnes cases,

trop accaparés à gérer leurs métastases.

 

Ils ne demandaient pas plus que d’être acceptés

comme de simples hommes avec une infirmité.

On les considérait comme des inactifs

incapables de fournir l’effort productif.

 

Au mieux, on les voyait comme des parasites

se plaisant à profiter de leur flémingite.

Au pire on avait peur et on les haïssait

de souiller le paysage idyllique, surfait.

 

Alors on se contentait de leur faire aumône

de quelques piécettes pour les tenir dans leur zone,

en prenant soin de bien rester indifférents

à leur survie misérable, à leurs sentiments.

 

Et personne n’irait à leur enterrement

sinon un membre de la famille, un soignant,

avec lequel ils ont accroché à l’asile

dans les pires moments, quand ils étaient plus fragiles.

 

 

Tommie

 

 

 

 

 


 

Commentaires

coucou la miss !
Faut pas te biler, Tieum n'est pas bien méchant.
Puis si tu veux me lâcher un commentaire tranquille, il te reste toujours ma boite de messagerie personnelle... L'essentiel n'est pas pour moi d'avoir des commentaires visibles et les tiens me donnent toujours plaisir à la lecture.

Sinon, je vois que tu libères tes vieux démons et ça me fait plaisir aussi. Cette période de ta vie t'a profondément altérée, j'en ai toujours été consciente ; je ne m'étais pas trompée sur ta sensibilité que je qualifierai d'aiguisée.
La société dans laquelle nous vivons ne laisse pas de place aux plus faibles alors qu'elle s'était due de les protéger d'avantage. Elle a oublié la veuve et l'orphelin au profit du sucre dont le goût devient de plus en plus amer chaque jour... mais tu connais mon penchant pour la chevalerie : le bien vaincra ! Quand ? J'en sais strictement rien.

Bisouilles

Ecrit par : nath | 19.02.2009

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Ah c'est Tiuem ce pas bien méchant que je trouve franchement con ???????? Oui, con, parce que pour moi c'est faire preuve de connerie que de chercher à blesser les gens, en s'appuyant sur sa "supériorité" dans certains domaines dont on a pas à être fier !!!
Tieum = Mathieu , j'avais pas fait le rapprochement. Normal, j'suis tellement cruche. Pas vrai Tieum ?

Sinon, ben non, je ne libère aucune sensibilité particulière, je ne fais que me moquer des pauvres et des miséreux pour que le monde sache à quel point ils sont infréquentables, aussi ridicules et peu aimables que certaines MADAMES de ma connaissance...

Ecrit par : Tommie | 19.02.2009

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Sorry Nath, y'a des comportements qui me débectent, surtout lorsqu'ils viennent de fans d'Hubert. Je trouve ça contradictoire et limite pardonnable.
Bises à toi ;-)

Ecrit par : Tommie | 19.02.2009

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Sorry Nath, y'a des comportements qui me débectent, surtout lorsqu'ils viennent de fans d'Hubert. Je trouve ça contradictoire et limite pardonnable.
Bises à toi ;-)

Ecrit par : Tommie | 19.02.2009

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t'inquiète je ne me vexe jamais... je comprends.
bisouille aussi à toi.

Ecrit par : nath | 19.02.2009

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, ha.. le cas tieum qui me trouve ridicule !...

Le Doc.

Ecrit par : Le Doc. | 20.02.2009

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Ah Docky ? Toi aussi il te trouve ridicule le Tiuem ??? Ca doit être maladif chez lui, ou alors un manque de confiance en lui ou.... Ben, il est peut-être aussi " beubeu "que moi (je ne sais trop si ça aussi c'est une insulte vu que ce mot, comme tant d'autres qu'il utilise, n'est pas dans mon petit dictionnaire (édition 1956 bien sûr).
Aller, bises à toi, j'ai des préparatifs de départ sur le feu...

Ecrit par : Tommie | 20.02.2009

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Des nouvelles du panier de crabes ???

"y'a des comportements qui me débectent, surtout lorsqu'ils viennent de fans d'Hubert", moi je me demande si tous les fans d'Hubert, ne sont pas un peu dingues ou paumés, dans le fond (facile ! me direz-vous !)
En tout cas, il me semble salutaire de prendre un peu de distance avec ce monde là ! ;-)

Ok je sors, je te fais tout de même un gros bisou... et un petit coucou au Doc qui me semble en forme ! ;-)

Ecrit par : kris | 23.02.2009

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Eh oui Kris, la planète thiéfaine n'est pas aussi idyllique que l'on pourrait le souhaiter. C'est bien pour ça quelque part que j'avais décidé de ne pas aller à la prochaine réunion Thiéfaine (il me semble que l'ambiance sera très "copin-copine" et tant pis pour les solitaires).
Le fait que je sois hospitalisée à cette période me rend la décision plus facile.

Ecrit par : Tommie | 24.02.2009

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sans doute certains fans de Thiéfaine un peu paumé...
Faut pas généralisé mais...
Poème poignant qui ne laisse pas indifférent.
Plume dénonçant la misère humaine, l'indifférence indigne.
Bon courage. Biz

Ecrit par : béatrice | 24.02.2009

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