08.09.2009
Cercueil de nuit

Pas de radio, pas de musique,
seulement l’asphalte qui défile…
C’est ainsi que tu calmes tes nerfs
quand dans ton âme’ gronde la colère,
et que tu fuis la confrontation,
ta crainte de la domination.
Faut dire que t’as compris la tactique
à force qu’on te serve sur un pic
la vach’rie sensée te faire souffrir,
les sales’ coups sensés te démolir.
Il t’en a quand même fallu du temps
pour ne plus pisser contre le vent,
pour admettre qu’ils sont les plus forts
même quand tu sais qu’ils sont dans leur tord.
Pas de radio, pas de musique,
seulement l’asphalte qui défile…
C’est bien aussi pour les coups de blues
quand tu te sens en plein dans la loose.
Tu peux déverser comm’ trombes d’eau
tout le malheur qui te fait fardeau.
Personne ne te voit dans la nuit
ni ne peut entendre tes longs cris.
Tu n’es qu’une’ paire’ de phares anonymes
qui camouflent un pauvre type infirme.
Tu files droit jusqu’à l’apais’ment,
quand tout te devient indifférent.
C’est la fatigue qui fait son œuvre
et te fait oublier les couleuvres.
Pas de radio, pas de musique,
seulement l’asphalte qui défile…
Tommie
01:37 Publié dans Je m'essaye à l'écriture, au dessin, à la peintu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 3ème recueil




Ecrire un commentaire