22.07.2008

Pedro Meca, Les Compagnons de La Nuit

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 PEDRO MECA

On ne peut pas le rater avec sa silhouette de buveur de bière — car on ne peut l’imaginer buvant des jus de fruits ou des liqueurs pour dames dans les bars qu’il hante —, sa gueule de métèque et ses yeux qui savent regarder… Il est connu comme le loup blanc de tous les nuitards de Saint-Michel — il ne dit pas « noctambules », il dit « nuitards », nuance — et au-delà, dans tout Paris, à Marseille, Bordeaux, Barcelone et maintenant en Amérique latine d’où il revient… Il est né Basque, à Pampelune, Espagne, pauvre parmi les pauvres, élevé par un couple de vieux, très vieux, qui lui ont appris le partage, même quand il n’y avait que la misère à partager. À dix-sept ans il rejoint sa mère naturelle à Bordeaux — il ne la connaît quasiment pas — et après quatre années de trafic et de bamboche, il rencontre un prêtre avec lequel il se lie d’amitié et qui lui révèle sa vocation : il sera dominicain.

Mais atypique il restera, dominicain ou pas. À la fin du noviciat, il demande à un frère comment il l’imagine, dans vingt ans. « Aussi bien chartreux que maquereau » répond le frère. Et Pedro de constater : « Sans doute ai-je toujours, par la suite, oscillé entre ces deux vocations ». Il est tout de même ordonné prêtre en 1962 et, dès sa première messe, dans son village, il annonce la couleur : rouge, comme le vin qu’il renverse sur sa robe blanche, comme le chiffon qu’il agite devant le taureau, à la fête, juste après la messe, comme son engagement politique : contre Franco et pour les ouvriers grévistes…. Résolument il s’est engagé sur le chemin qui sera toujours le sien : « (se) mettre au service de la pauvreté ». Il entre dans une semi-clandestinité mais attire toute une population intéressée par cette Église qu’il est en train de créer avec quelques camarades, une « Église de la rue ». Le militantisme et le religieux se nourrissant l’un de l’autre, Pedro s’implique dans les forces d’opposition qui luttent contre le franquisme et se retrouve sur les tribunes et dans les cortèges aux quatre coins de l’Europe. Pourtant, il ne veut pas rester à vie ce « moine de la politique » comme on commence à le qualifier, lui et quelques autres. Il ne veut surtout pas devenir un « vieux militant reconverti dans le souvenir ». Il veut revenir au plus près des choses, au plus près des gens. Il veut, comme lorsqu’il était enfant, retourner dans la rue. Pour cela, il devient éducateur spécialisé.

Ce sont alors les rencontres décisives, le travail au Cloître, la création des Compagnons de la nuit. Lui qui confesse « vouloir venger son enfance » dit aussi que c’est la vie plus que l’école qui lui a appris à avoir une relation éducative avec les autres. Il dit encore que : « dans le fond, (son) travail c’est d’avoir les pieds dans la merde et de venir la faire sentir à d’autres ». Il croit moins aux dispositifs et aux aides de toute sorte qu’au regard que l’on porte sur autrui et préfère développer l’humanité des relations car « se donner un peu, ne donner rien que soi-même peut aider à mettre les gens debout ».

M.R.

LES COMPAGNONS DE LA NUIT

Jusqu’en 1983 une équipe d’éducateurs — mêlés aux barmans — va donc développer une action de prévention originale, conciliant la relation personnelle — surtout dans les temps calmes de la journée — et la gestion plus communautaire, le soir, quand il y a foule et que le bruit, les conflits et l’agressivité risquent de devenir incontrôlables. Ce lieu chaleureux et violent tout à la fois, vulnérable, régulièrement visité par la police, dénoncé par certains et convoité par d’autres, ferme ses portes en 83.

Pedro Meca décide alors de continuer son action sur le quartier, d’abord uniquement avec quelques bénévoles puis, grâce à la création des Compagnons de la Nuit, avec un, puis deux salariés. C’est une nouvelle période qui s’ouvre où, pendant sept ans, les Compagnons vont se faire connaître des nuitards, investir aussi bien les rues que les bistros, toujours disponibles et à l’écoute, moins préoccupés de « résultats » — ils savent combien cette notion est difficile à définir en prévention — que de se trouver là, au cœur de la nuit, tout simplement. Car ils ne sont pas nombreux, à « se trouver là » et les lieux de rencontre, en dehors des bars — mais encore faut-il pouvoir s’y payer un verre — restent en fin de compte le dépôt ou le SAMU… ! Ce constat, l’expérience du Cloître, les « migrations » des populations d’un quartier à l’autre, incitent alors les Compagnons  à monter un nouveau projet, celui d’un endroit convivial et ouvert à tous, à tous les nuitards quel que soit leur statut social. Il faudra un certain temps pour le faire aboutir mais, en 1991, La Moquette est enfin posée, entre Luxembourg et Panthéon, dans cette rue Gay-Lussac si chargée d’histoire . La Moquette est une grande pièce, en sous-sol, avec des chaises et des tables, quelques ta-bleaux aux murs et puis voilà. Le couloir par lequel on entre, au rez-de-chaussée, est lieu de passage, où l’on peut s’isoler du groupe, avoir un aparté avec un éducateur, hésiter… Au début, La Moquette était ouverte toute la nuit (du moins jusqu’au petit matin), à la disposition de ceux qui passaient et qui, problème, ne faisaient pas que passer mais s’installaient, en nombre, avec les animaux… Cela devenait difficile à gérer et risquait de détourner le lieu de sa vocation. L’équipe a donc reconsidéré les choses, prit acte des aspirations et des propositions des uns et des autres et l’accueil se fait maintenant jusqu’à minuit et demi, heure à laquelle, après un café ou un thé partagés, chacun rente chez soi, ou retourne à la rue. Car La Moquette n’est pas un foyer, pas un endroit où on « dépanne » un tel pour la nuit. La Moquette a des heures d’ouverture et de fermeture, tout comme les professionnels qui s’y trouvent ont des horaires de travail. Ils sont actuellement six salariés , dont Pedro qui, inlassablement, se partage entre les Quartier latin et le vaste monde… Frédéric Signoret, responsable des Compagnons, parle avec une conviction communicative de cette expérience qui, dit-il : « est une tentative de trouver au travail social un fondement qui ne soit pas confondu avec une action sociale. De ce point de vue, La Moquette se situe au degré zéro de l’Action so-ciale. » En effet, à l’encontre de la ma-jorité des « lieux sociaux », La Moquette n’a rien à proposer de tangible : pas d’aide financière, pas d’hébergement, pas de repas… Il n’y a pas là un refus des dispositifs d’aides et, d’ailleurs, l’assistante sociale ou les éducateurs répondront toujours à une demande, mais ce sera dans un échange, une perspective, et en dehors de la soirée… La démarche consistera alors essentiellement à permettre aux gens de se repérer, de faire des expériences, sans les mettre en situation d’être comptable au travailleur social de leur réussite ou de leur échec.

Quant à la soirée, elle est différente chaque jour de la semaine. De par les gens qui la partagent, bien sûr, mais aussi par les activités qui sont proposées — atelier d’écriture, conférences-débats, rencontres, anniversaires et fêtes…—, activités dont chacun est libre de se saisir ou pas (voir encadré). Mais, plus que ces activités, c’est la non catégorisation du public qui fait l’intérêt de l’endroit. Pas plus qu’il n’y a de « prestations », il n’y a de spécificité. Monique Calon, éducatrice, remarque que l’on crée en principe des lieux pour des catégories : les jeunes, les vieux, les malades mentaux, les alcooliques… « Ici, dit-elle, on cherche à faire cohabiter tout le monde. Quelle que soit la personne qui rentre, elle a sa place ». Il faut reconnaître pourtant que le pari n’est pas encore totalement gagné. Certes, des gens de différents horizons — social, géographique, philosophique pourrait-on dire — se retouvent dans la salle du sous-sol. Certes, il est parfois bien difficile de deviner si un tel est SDF ou ADF — suivant la terminologie des Compagnons — et c’est tant mieux ; il n’en reste pas moins que si les travailleurs sociaux sont très nombreux dans les rangs des ADF — et c’est encore tant mieux — les citoyens lambda restent minoritaires et ont du mal à franchir le seuil. Pourtant, c’est par eux que pourra évoluer le rapport entre ceux du dehors et ceux du dedans, encore que, comme le souligne Paul Blanquart dans son document de travail, rappelant la réplique de « La haine » (« Nous sommes enfermés dehors »), les deux notions soient de plus en plus difficiles à cerner. Il n’empêche : pour les Compagnons, il faut briser cette relation unique « cas social - travailleur social » et agir sur le regard disqualifiant que la société porte sur les gens en difficulté. « Le travailleur social est-il là uniquement pour répondre à une commande de la société en ce qui concerne les gens en grande misère, s’interroge Frédéric Signoret, pour travailler à leur réinsertion, leur mieux-être etc. N’y a-t-il pas là une délégation, forcément insatisfaisante puisqu’ainsi la société ne se sent pas vraiment concernée ? » Espace de rencontre et d’échanges, La Moquette veut devenir « un transformateur, un laboratoire de la démocratie pour la société à faire venir ». Et, en écho à ces paroles de Pedro Meca, celles de Paul Banquart : « Voilà qui distingue en profondeur La moquette de l’habituel travail social, qui la rend porteuse d’une redéfinition de celui-ci, contemporaine des actuels défis. »

Mireille Roques

(1) Le Cloître était propriété de l’abbé Pierre qui a ensuite créé l’association.

(2) Les Compagnons de la Nuit La Moquette - 15 rue Gay-Lussac 75005 Paris - Tél. 01 43 54 72 07

(3) Deux responsables (Pedro Meca plus particulièrement chargé des « relations extérieures » et Frédéric Signoret à l’interne), deux éducateurs, une assistante sociale, un animateur. L’équipe s’appuie également sur une douzaine de bénévoles.

(4) SDF : sans domicile fixe ADF : avec domicile fixe

(5) Paul Blanquart : « L‘originalité de La Moquette et son essaimage » - juin 1998.

source : Le lien social.com

01.04.2008

John IRVING

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John Winslow Irving (né le 2 mars 1942) est un romancier américain et scénariste récompensé par un Academy Award.

John Irving est né à Exeter (New Hampshire), dans des circonstances qui ont depuis alimenté les thèmes et l'action de plusieurs de ses romans : sa mère Helen, une descendante des Winslow, l'une des plus anciennes et plus distinguées familles de Nouvelle-Angleterre, l'a mis au monde hors des liens du mariage, en refusant de dévoiler l'identité du père de l'enfant. Helen Winslow s'est plus tard mariée avec Colin F. Irving, professeur à la prestigieuse Phillips Exeter Academy. John Winslow devint alors John Irving, prenant le nom de son père adoptif. Jusqu'au milieu du XXe siècle, il ne chercha jamais à découvrir l'identité de son père biologique : "J'avais déjà un père", disait-il. Il apprit beaucoup plus tard, à 60 ans, le nom de son géniteur, John Blunt Sr., alors que celui-ci était déjà décédé. Le fait de n'avoir pas connu son père a été à l’origine de son dernier livre, Je te retrouverai, et a marqué beaucoup de ses œuvres, les femmes y élevant souvent leurs enfants seules. Étant né durant la seconde guerre mondiale, les blessés de guerre se sont beaucoup manifestés dans ses livres comme en témoigne L’œuvre de Dieu, la part du Diable. John Irving fit ses études à Exeter, où il fut un étudiant médiocre, à cause d'une dyslexie alors non diagnostiquée, mais un lutteur exceptionnel. L'émancipation de la femme, la lutte et la vie universitaire en Nouvelle-Angleterre occupent une place importante dans ses romans, en particulier dans Le Monde selon Garp et Une Prière pour Owen. Le cadre principal de ces deux romans est celui de la Phillips Exeter Academy

Pendant ses études à Exeter, John Irving fut conseillé par Frederick Buechner, romancier et célèbre théologien presbytérien et George Bennett, professeur de littérature, qui plus tard l’aidèrent à accéder au Iowa Writers' Workshop (Atelier des écrivains de l'Iowa), le plus prestigieux des programmes de diplômés en littérature américains, à l'époque le seul du genre. John Irving étudia brièvement à l'université de Pittsburg et obtint finalement son diplôme de l’université du New Hampshire. Dans l’Iowa, John Irving étudia au côté des futurs romanciers Gail Godwin, John Casey, and Donald Hendrie, Jr., entre autres. Il fut alors conseillé par Kurt Vonnegut, Jr..

En 1963, il obtient une bourse pour aller étudier à l’étranger et c’est à Vienne en Autriche que John Irving rencontra sa première femme Shyla Leary, étudiante en histoire de l’art. Ils se marièrent après que Shyla est tombée enceinte et auront finalement 2 garçons, Colin (1965) et Brendam (1969), avant de divorcer au milieu des années 80. John Irving se remarie alors avec son agent Janet Turnbull, avec laquelle il aura un troisième fils, Everett.

Premiers écrits :

La carrière de John Irving démarra à l’âge de 26 ans avec la publication de son premier roman, Liberté pour les ours. Le livre fut relativement bien accueilli par la critique mais ne fut pas un succès d’édition. Ses deuxième et troisième romans L'Épopée du buveur d'eau et Un Mariage poids moyen furent accueillis de la même manière. Frustré par le manque de promotion de ses romans assuré par sa première maison d’édition Random House, il choisit d’offrir son quatrième roman Le Monde selon Garp, partiellement autobiographique, (1978) à Dutton Books qui lui promet un effort marketing plus important. Le roman fut un best-seller international et un phénomène culturel. Il fut plus tard porté à l’écran par George Roy Hill dans un film mettant en scène Robin Williams dans le rôle de Garp et Glenn Close dans celui de sa mère. John Irving y fait une brève apparition lors de l’un des matchs de lutte universitaire de Garp.

L'importance de Garp :

Garp transforma John Irving, obscur écrivain universitaire, en un romancier connu de tous, garantissant un best-seller pour toutes ses publications ultérieures. Garp fut suivi de Hotel New Hampshire (1981) plutôt mal accueilli par la critique et comme pour Garp, un film en fut rapidement adapté, réalisée par Tony Richardson avec à l’affiche Jodie Foster, Rob Lowe, et Beau Bridges.

En 1985, il publia L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable, une épopée surprenante, centrée sur un orphelinat du Maine (État). Le roman explore sans détour le sujet controversé de l’avortement et est certainement le meilleur exemple de l’influence de Charles Dickens sur l’œuvre de John Irving. Il poursuit en 1989 avec Une Prière pour Owen, une autre épopée d’une famille de la Nouvelle-Angleterre autour du thème de la dévotion. Encore une fois, l’action prend place dans un pensionnat de Nouvelle-Angleterre, John Irving puisant son inspiration pour ses personnages dans ses influences habituelles, notamment Le Tambour de Günter Grass, La Lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne, et dans l’œuvre de Dickens. Pour la première fois, John Irving s’intéresse aux conséquences de la Guerre du Viêt Nam – particulièrement à la conscription, John Irving ayant échappé à l’appel pour le Viêt Nam suite à la naissance de son premier fils. Owen Meany devient la meilleure vente de John Irving depuis Garp, et est aujourd’hui fréquemment présent dans les listes de lecture des étudiants américains.

Plus récemment :

John Irving revient chez Random House pour son livre suivant Un enfant de la balle (1994). Sans doute son livre le plus compliqué et difficile, qui lui vaut le rejet de la critique mais un nouveau succès d’édition, comme le sera La quatrième main publié en 2001. Entre ces deux romans, Une veuve de papier (1998) sera beaucoup mieux accueilli par la critique. Le dernier roman de John Irving Until I Find You a été publié en juillet 2005. Il a récemment été traduit en français sous le titre Je te retrouverai.

En juin 2005, The New York Times publia un article qui révèle que son dernier roman contient deux éléments de sa vie personnelle qu’il n’avait pas révélés jusque là : un abus sexuel, commis à l’âge de 11 ans par une femme plus âgée et l’arrivée récente dans sa vie de son père biologique…

En 1999, après presque 10 ans d’écriture, le scénario de John Irving pour L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable aboutit à un film réalisé par Lasse Hallström et mettant en scène Michael Caine, Tobey Maguire, Charlize Theron, et Delroy Lindo. John Irving y fait également une apparition dans le rôle d’un chef de gare. En 2004, Une veuve de papier a été porté à l’écran sous le nom The Door in the Floor, avec Jeff Bridges et Kim Basinger.

La publication du Le Monde selon Garp lui ayant assuré sa fortune personnelle, John Irving a pu se concentrer uniquement à l’écriture de ses fictions comme à une vocation, acceptant de temps à autres des postes d’enseignement, et de lutteur à travers l’équipe universitaire de son fils. En plus de ses romans, il a également publié Trying to Save Piggy Sneed (1993), un recueil comprenant une brève biographie et quelques nouvelles non publiées et Mon cinéma (2003), son compte-rendu du long processus menant à l’élaboration du scénario de L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable.

Aujourd’hui, il partage son temps entre ses résidences dans le Vermont, à Toronto, et New York.

Oeuvres :

  • Liberté pour les ours ! (1968, Setting Free the Bears)
  • L'Épopée du buveur d'eau (1972, The Water-Method Man)
  • Un mariage poids moyen (1974, The 158-Pound Marriage)
  • Le Monde selon Garp (1978, The World According to Garp)
  • L'Hôtel New Hampshire (1981, The Hotel New Hampshire)
  • L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable (1985, The Cider House Rules)
  • Une prière pour Owen (1989, A Prayer for Owen Meany)
  • Trying to Save Piggy Sneed (1993)  ; en partie traduit en français sous le titre Les rêves des autres
  • Un enfant de la balle (1994, A son of the circus)
  • La Petite Amie imaginaire (1977)
  • Le Rêve des autres (1998)
  • Une veuve de papier (1998, A Widow For One Year)
  • La Quatrième Main (2001, The Fourth Hand)
  • Mon cinéma (2003, My movie Business, a Memoir)
  • Je te retrouverai (2005 Until I Find You)

 

                 source : Wikipédia

08.12.2007

Jean-Christophe GRANGE

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Jean-Christophe Grangé est un journaliste, grand reporter international, écrivain, scénariste né le 15 juillet 1961 à Paris. Il est l'un des rares écrivains français dans le domaine du thriller à s'être fait un nom aux États-Unis.

Après une maîtrise de lettres à la Sorbonne (axée sur Gustave Flaubert) , il devient rédacteur publicitaire, puis travaille pour une agence de presse. En 1989, à 28 ans, il devient grand reporter international, travaillant pour des magazines aussi divers que Paris-Match, le Sunday Times ou le National Geographic.

Puis il devient journaliste free-lance (à son propre compte) en créant la société L & G. À partir de ce moment là, il se débrouillera pour monter financièrement tous ses voyages lui-même. Les reportages qui en seront issus, le mèneront aux quatre coins du monde et constitueront, plus tard, une importante source d'inspiration pour ses écrits littéraires. C'est au cours de cette période qu'il obtiendra deux récompenses importantes dans le monde journalistique : le Prix Reuter (1991) et le Prix World Press (1992).

En 1994, il écrit son premier roman Le Vol des cigognes, plus remarqué par les critiques littéraires (qui vantent son « imagination féconde ») que par le grand public. Toutefois, son second roman paru en 1998, les Rivières pourpres, ne passera pas inaperçu. Le succès auprès du public se confirmera d'ailleurs en 2000, année où le roman est adapté au cinéma.

En cette même année 2000 parait Le Concile de Pierre, en 2003, il publie L'Empire des loups et en 2004 sort La Ligne noire. Au niveau des ventes, le succès ne se dément pas.

Parallèlement à sa carrière de romancier, il continue a travailler pour le cinéma : outre le scénario original des rivières pourpres déjà cité, il a également écrit celui de Vidocq(de Jean-Christophe Comar dit "Pitof" - 2001) et a collaboré à toutes les réalisations ou projets tirés de ses romans.

Alors qu'il déclare ne plus vouloir faire de scénarios originaux pour le cinéma, il s'est lancé dans l'écriture d'une histoire originale pour une bande dessinée La Malédiction de Zener(de Philippe Adamov)

Il écrit actuellement une trilogie de romans sur la « compréhension du mal sous toutes ses formes », commencée par La Ligne noire en 2004.

Le deuxième volet de cette trilogie est intitulé Le Serment des Limbeset est sorti en mars 2007 (Editions Albin Michel).

Reportage de presse :

1990

  • Calcutta, Capitale de l'enfer. Portrait d'une ville en déroute.(1)
  • Nomades, les passagers de la terre. Une année avec les derniers peuples nomades dans le monde.(3)

1991

  • Péril en la forêt.Les problèmes de déforestation à travers des macro-photographies des feuilles (Prix Reuter 1991).
  • Voyage d'automne. La migration des cigognes suivie par satellite (A l'origine d'un documentaire de 52 minutes, réalisé par Antoine de Maximy en 1998).(1)

1992

  • La ballade du cormoran.Les pêcheurs Paï utilisant les cormorans dressés au Yunnan, en Chine interdite (Prix World Press).
  • Mississippi. Portrait d'une Amérique profonde.Du Minnesota à la Louisiane : les peuples et les problèmes du grand fleuve américain.
  • Les ailes de la forêt. Chasse, trafic, élevage des papillons à travers le monde.(5)

1993

  • Les enfants de la mafia. Sicile : l'utilisation des enfants par la Mafia.(4)(5)
  • Le bunker des souris. Allemagne : le plus grand laboratoire d'expériences animales.
  • Le piège de cristal.Au Groënland, l'expédition des glacionautes à 170m sous la glace.(2)
  • Les géants de la bravoure.En Espagne, le quotidien des nains toréadors.
  • Le voyage fantastique. Le corps humain en 3D.(3)

1994

  • Les suffragettes de Dieu. Rencontre avec les premières femmes prêtres anglaises.
  • Michaël Schumacher, 24 heures d'un champion. Reportage exclusif avec le nouveau Dieu de la F1.
  • Pleins feux sur le soleil.Les images inédites du satellite japonais Yokkhoh sur les éruptions solaires.
  • Les médecines du mystère.Hypnose, magnétothérapie, acupuncture, médecines parallèles.(3)
  • Les seigneurs des îles. Les milliardaires vivant sur des îles.
  • S.O.S. paranormal. Le tour du monde des phénomènes paranormaux.

1995

  • Le trésor caché de Prusse.Des partitions originales de Bach, Mozart, cachées par des nazis dans un monastère en Pologne.
  • Le monde selon X.Plongée au cœur de l'invisible pour le centenaire des rayons X.
  • Le roi cinéaste.Portrait de Norodom Sihanouk.
  • La renaissance d'Angkor. La restauration d'Angkor sur informatique.
  • Les chevaux de sable. De mystérieux chevaux sauvages sur l'Île de Sable, dans l'Atlantique.
  • Voyage au centre du cerveau. Cartographie du cerveau.(4)
  • Cap sur l'Homme bionique. Les systèmes électronique et informatiques intégrés au corps humain.(4)
  • Pharaons noirs, retour vers le passé.Reportage numérique destiné à reconstruire les pyramides de la civilisation koushite.
  • (1) Reportages utilisés pour le roman Le Vol des cigognes.
  • (2) Reportage utilisé pour le roman Les Rivières pourpres.
  • (3) Reportages utilisés pour le roman Le Concile de Pierre.
  • (4) Reportages utilisés pour le roman L'Empire des loups.
  • (5) Reportages utilisés pour le roman La Ligne noire.

Bibliographie :

  • Le Vol des cigognes, Albin Michel, 1994 
    inspiré par le reportage “Voyages d'automne” qui traite du suivi par satellite de la migration des cigognes. Paru en Livre de Poche en 1999
  • Les Rivières pourpres, Albin Michel, 1998
    Adapté au cinéma en 2000. Paru en Livre de Poche en février 2001.
  • Le Concile de Pierre, Albin Michel, 2000
    Adapté au cinéma en 2006. Paru en Livre de Poche en février 2002.
  • L'Empire des loups, Albin Michel, 2003
    Adapté au cinéma en avril 2005.
  • La Ligne noire, Albin Michel, 2004
  • Le Serment des Limbes, Albin Michel, 2007

Scénarios et collaborations pour le cinéma :

  • Les Rivières pourpres (2000) - crédité pour le roman du même nom dont le film est inspiré et pour le scénario original (co-écrit avec Mathieu Kassovitz)
  • Vidocq (2001) - crédité pour le scénario original (co-écrit avec "Pitof")
  • Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse (2004) - le scénariste est Luc Besson, mais Jean-Christophe Grangé est crédité pour son roman Les Rivières pourpres qui a inspiré les personnages du film.
  • L'Empire des loups (2005) - crédité pour le roman du même nom.
  • Le concile de Pierre (2006) - Le réalisateur sera Guillaume Nicloux (aussi crédité pour le scénario, avec Stéphane Cabel). Jean-Christophe Grangé est crédité pour le livre du même nom

Scénarios pour la bande dessinée :

La Malédiction de Zener, avec Philippe Adamov (dessin), Albin Michel, coll. « BD Haute Tension » :

  1. Sybille, 2004.
  2. Le Clan des Embaumeurs, 2006.

Projets : 

Romans :

S'inscrivant dans une trilogie sur le "mal" ( bien que les histoires des trois livres soient indépendantes ) commencée avec La Ligne noire et poursuivie avec Le Serment des Limbes, un troisième roman devrait voir le jour. Selon l'auteur, il s'agira d' "une remontée vers le Mal primitif et préhistorique".

Cinéma :

Le Concile de Pierre (Guillaume Nicloux), avec Monica Bellucci et Catherine Deneuve. Date de sortie : 15 Novembre 2006.

L'Empire des Loups (Chris Nahon, avec Jean Reno. Date de sortie : 2005

Le Vol des cigognes. Une adaptation est envisagée. Jean-Christophe Grangé en aurait déjà écrit le scénario original. Le cinéaste Gilles Mimouni serait intéressé par la réalisation du film.

Les Rivières Pourpres (Mathieu Kassovitz) Avec Jean Reno, Vincent Cassel, Nadia Farès Date de sortie : 27 Septembre 2000

 

         source : Wikipédia

15.11.2007

Albert CAMUS

3f2a751cb9a798c42e8fd8d3cbc5ea9f.jpgCamus, Albert (1913-1960), écrivain français, auteur de l’Étranger et de la Peste, l’un des principaux acteurs de la vie intellectuelle française de l’après-guerre.

Né en Algérie dans une famille très modeste, orphelin de père, Albert Camus commence des études de philosophie au cours desquelles il fait la connaissance du professeur Jean Grenier, qui l’influencera beaucoup et lui fera découvrir Nietzsche. Atteint de la tuberculose, il ne peut achever ses études, mais soutient cependant en 1936 un diplôme d’études supérieures, « métaphysique chrétienne et néoplatonisme ». Parallèlement, il participe à des projets dramatiques, adaptant ou jouant des pièces de théâtre.

Un intellectuel engagé :

Lors de son bref passage au Parti communiste (1935-1937), il fonde et anime la troupe du Théâtre du Travail avec l’ambition de mettre les œuvres dramatiques classiques et contemporaines à la portée d’un public défavorisé. Il anime ensuite une autre compagnie, le Théâtre de l’Équipe, et publie sa première œuvre, l’Envers et l’Endroit (1937), une compilation d’essais littéraires sur des sujets assez divers où apparaissent, déjà, les grands thèmes de la maturité : la mort, le soleil, la Méditerranée, l’isolement, le destin de l’Homme, le rapprochement entre désespoir et bonheur, etc. Deux ans plus tard paraît Noces, qui mêle l’essai philosophique à la poésie lyrique.

À partir de 1938, Camus embrasse le journalisme, d’abord à Alger (Alger républicain, Soir républicain), puis à Paris (Paris-Soir), où il s’établit définitivement en 1942. C’est là que paraissent simultanément et dans la clandestinité le roman l’Étranger et l’essai le Mythe de Sisyphe (1942) ; deux œuvres remarquées qui exposent la philosophie de Camus et s’inscrivent dans ce que lui-même appelle le « cycle de l’absurde » (cycle que viendront par la suite compléter les pièces le Malentendu, 1944, et Caligula, 1945). Réformé pour raisons de santé en 1939, Camus joue un rôle très actif dans la Résistance, au sein du mouvement Combat. À la Libération, et jusqu’en 1947, il est le rédacteur en chef du journal Combat, aux côtés de Pascal Pia. Il se met aussi au service des grandes causes humanitaires internationales.

Il n’en poursuit pas moins son œuvre littéraire à un rythme soutenu avec, notamment, la création de ses pièces le Malentendu (1944) et Caligula (1945), puis la publication de son roman la Peste (1947), qui inaugure le cycle de la révolte et de la solidarité, dont font partie l’État de siège (1948) et les Justes (1949), mais surtout l’Homme révolté (1951). Ce dernier essai est à l’origine de la rupture définitive entre Camus et Jean-Paul Sartre, puisqu’il souligne clairement les divergences des deux écrivains sur la question de l’engagement.

En 1952, Albert Camus démissionne de son poste à l’UNESCO pour marquer sa réprobation devant la passivité de cette institution à l’égard de l’Espagne franquiste. Par la suite, en 1956, il s’engage de nouveau en tentant d’intervenir en faveur d’une trêve dans la guerre d’Algérie.

Il publie ensuite la Chute (1956), où il revient sur sa rupture avec l’existentialisme, ainsi qu’un recueil de nouvelles, l’Exil et le Royaume (1957) ; deux œuvres d’où émanent plus que jamais la nostalgie d’une altérité oubliée. La même année, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des Hommes ». Le 4 janvier 1960, alors qu’il travaille à un autre roman, le Premier Homme (posthume, 1994), il se tue dans un accident de voiture.

Philosophie de l'absurde :

Les romans, les essais et les pièces de théâtre de Camus sont marqués par sa réflexion philosophique et politique.

L’Étranger (1942), l’un de ses premiers ouvrages, se caractérise par un style extrêmement neutre — une écriture « blanche » — et méthodiquement descriptif. Le héros et narrateur, Meursault, un employé de bureau, y semble « étranger » à lui-même ; dépourvu de sentiments vis-à-vis des êtres et des situations, il donne l’impression d’agir de manière machinale. La lumière, le soleil, la chaleur semblent être la cause d’une soudaine précipitation des événements : sur une plage, à la suite d’une bagarre, il tue un homme de cinq coups de revolver, sans pouvoir fournir de véritable raison à son acte. C’est précisément dans ce décalage entre l’individu et le monde que se situe la dimension absurde de la condition humaine.

L’absurde comme réalité inhérente à la condition humaine est le thème central de la philosophie que Camus développe dans un premier temps. Le Mythe de Sisyphe, essai sur l’absurde, publié la même année que l’Étranger, aborde cette même idée d’un point de vue théorique : comme Sisyphe, condamné à pousser éternellement son rocher, l’Homme est voué à subir un enchaînement automatique d’expériences absurdes. Mais c’est paradoxalement dans la prise de conscience de cette situation qu’il se libère car, délivré de toute illusion, il peut alors chercher le bonheur en profitant du temps présent. Ainsi, à la fin de l’Étranger, dans sa cellule, la nuit précédant son exécution, Meursault, devenu conscient et libre, profite intensément des derniers instants de sa vie.

L'homme révolté :

Même si le monde n’a pas de sens, l’Homme ne saurait se passer d’une éthique ni renoncer à l’action. C’est donc l’engagement que Camus explore dans un second temps, en particulier dans son roman la Peste (1947). À Oran, dans les années quarante, des rats porteurs de la peste sont découverts et, dès la mort des premières victimes, les habitants placés en quarantaine et confrontés à leur sort présentent différentes formes de réaction : panique, indifférence, mysticisme ou résignation. Le docteur Rieux, bientôt rejoint par d’autres volontaires, décide de résister ; son petit groupe s’organise alors pour soulager la souffrance et combattre le fléau. Dans ce récit symbolique, la peste est naturellement un emblème du mal sous toutes ses formes ; mais elle agit aussi comme un révélateur qui met l’Homme face à lui-même, l’incitant au renoncement ou à la révolte.

La réflexion sur le thème de la révolte, commencée dans la Peste, est développée dans l’essai l’Homme révolté (1951). Camus y explique que la révolte naît spontanément dès que quelque chose d’humain est nié, opprimé ; elle s’élève, par exemple, contre la tyrannie et la servitude. Parce que la révolte n’est pas un principe abstrait, mais l’action nécessairement limitée d’un individu, elle représente, pour Camus, la seule « valeur médiatrice » permettant de dépasser — provisoirement — l’absurde.

01.11.2007

Amélie NOTHOMB

4f4629a02b4a08498ba4f497e9ce63e8.jpgFille de l'ambassadeur et écrivain belge Patrick Nothomb, Amélie Nothomb est née au Japon, dans la ville de Kobé, le 13 août 1967. Profondément imprégnée par la culture nippone, celle-ci peut en effet se vanter d'être parfaitement bilingue dès l'âge de cinq ans. La jeune fille passe son enfance à suivre son père, de la Chine à la Birmanie en passant par New York ; une destinée d'expatriée et un sentiment de solitude qui l'incitent, petit à petit, à se replier sur elle-même.

Le débarquement en Belgique à l'âge de 17 ans, dans la patrie familiale, amplifie encore son mal-être. Se sentant rejetée dans sa nouvelle université où elle poursuit des études gréco-latines, elle découvre une culture et un mode de vie occidentaux qui lui avaient alors totalement échappés ; le choc est brutal.

C'est à partir de cette période qu'Amélie Nothomb commence à écrire, sans prétendre toutefois encore pouvoir vivre de sa plume. Elle continue en effet à chercher sa voie professionnelle, ce qui l'amène à retourner quelques temps au Japon. Auteur déjà de plus d'une vingtaine de manuscrits personnels, Amélie Nothomb décide de se lancer et publie à 25 ans son premier roman, Hygiène de l'assassin (1992), qui marque également son premier succès.

Véritable phénomène littéraire, la jeune femme enchaîne les publications à raison d'un livre par an, qui connaissent tous une impressionnante carrière commerciale. Le public apprécie le style romanesque et décalé de la jeune femme, toujours accompagné d'un humour subtil, mais qui le place directement face à ses pulsions intérieures. Parfois autobiographiques (Métaphysique des tubes) ou purement fictionnels (Les Catilinaires), ses romans sont nourris d'expériences personnelles mais qui pourraient être partager par tous.

Pour ne rien gâcher, l'excentricité de l'écrivain en font une invitée privilégiée des médias, la jeune femme n'hésitant pas à arborer des chapeaux extravagants ou un maquillage vif. Elle accompagne parfois ses prestations de quelques phrases percutantes, comme lors de l'émission Apostrophes où elle avait révélé à Bernard Pivot qu'elle se délectait de fruits pourris.

Stupeur et tremblements (1999) marque un tournant dans la carrière de la jeune femme. Déjà en raison de son triomphe (plus de 500 000 exemplaires vendus, son plus gros succès actuel, couronné par le Grand prix du roman de l'Académie Française), mais aussi vis-à-vis de la perception de son métier d'écrivain. Plus sage, plus discrète, Amélie Nothomb se défend dès lors d'une certaine extravagance passée et fuit les médias hors-période de promotion. Celle-ci préfère désormais se concentrer sur son travail (au moins quatre heures par jour, et ce dès quatre heures du matin) et partir sur les routes à la rencontre de ses lecteurs.

Ses livres sont parfois transposés au cinéma, comme Hygiène de l'assassin en 1998 et Stupeur et tremblements en 2003, et pour lequel Sylvie Testud reçoit le César de la Meilleure actrice. Il faudra patienter quelques mois encore pour connaître le successeur d'Antechrista, mais on peut d'ores et déjà vous dire que le manuscrit est prêt. En effet, Amélie Nothomb écrit environ trois livres par an, mais décide à chaque fois de n'en publier qu'un seul. Et de disparaître à nouveau ensuite.

 


Le site officiel d'Amélie Nothomb
 

mademoisellenothomb.free.fr

  Source : http://www.linternaute.com/sortir/auteurs/nothomb

27.09.2007

Richard BOHRINGER

0ce1f9329a0a76462654f5f5e7eedee8.jpgRichard Bohringer est né le 16 janvier 1942 à Moulin.

Sa mère étant partie rejoindre son père en Allemagne après la guerre, il va grandir chez sa grand-mère, porte de Saint-Cloud, à Paris. A 6 ans, il est atteint aux yeux et va rester aveugle pendant un an et demi. Puis il se retrouve à l'hôpital maritime de Berck-sur-Mer où il restera deux ans immobilisé dans un lit, pour soigner une forte scoliose et une décalsification osseuse. Il sortira en 1952 et rentrera chez sa grand-mère.

Il erre près des studios de cinéma de Billancourt et devient le chauffeur de Peter O'Toole pendant le tournage de "What's new Pussycat ?" ... Nuit étoilée chez Castel... Richard passera la quasi totalité de sa jeunesse à Saint-Germain-des-Prés où il se promène volontier, et se plaît à découvrir les danceurs, le jazz dans les caves, ses idoles John Coltrane et Charlie Parker. Et l'un des plus grands rockeurs des années 60 : Vince Taylor, qui va lui demander de faire sa première partie. Richard sera "Richard Blues". Il chauffe la salle comme un lion enragé, fait le boeuf en première partie, et Vince peut enchainer sans aucun souci après lui. Le QG de Richard, c'est le Rock'n roll Circus. C'est ici qu'il croise un habitué, alors inconnu : Jim Morisson. Richard va passer deux ans à refaire le monde aux côtés de celui qui sera l'âme des Doors.

Il rencontre aussi Claude Nougaro dans les années 60 (parti dans les grandes prairies rejoindre les grands Indiens). Richard le suit dans ses concerts depuis les coulisses puis va lire ses premiers textes dans la cuisine de Claude, rue des Thermes.

Son premier métier, mécanicien dans un petit atelier où il répare des motos, lui offre ses premiers salaires. Mais il dance le Be Bop au club Saint Germain pour 15 balles la nuit... Mais pour ramener l'argent pour manger et avoir une vie plus décente, il se tourne vers le métier d'acteur dans lequel il entre "par effraction". Comme il le dit "si j'avais été plus courageux, je serais monté sur un ring", mais son seul combat s'est fini sur KO au bout de trente secondes.

Richard a été journaliste, et ses nouvelles furent publiées par Jacques Lanzmann. Il a été aussi scénariste de bandes dessinées.

Il écrit sa première pièce de théatre " Zorglub " en 1966 et " Les girafes " en 67. C'est d'ailleurs en 1967 qu'il fit une overdose d'héroïne. Conduit aux urgences, l'interne de garde rédige son avis de décès... Il deviendra son pote.

En 1970, son premier rôle de cinéma dans "La maison" de Gérard Brach. Mais son véritable début il le doit à Charles Matton qui le fait tourner dans "L'italien des roses" en 1972. En 1979, il fait ses premiers pas dans la musique, produit par Claude Zidi.

Outre les succès au cinéma où Richard tourne comme un fou furieux, "Diva", "Le grand chemin", "Une époque formidable", il se plaît à tourner des multitudes de rôles dans des premiers films de jeunes réalisateurs. Il dédit son César du meilleur second rôle dans "L'addition" à Jean-Pierre Rassam, et son César du meilleur acteur dans "Le grand chemin" à Michel Auclair, son père "adoptif".

Ses passions le rejoingnent. Il écrit "C'est beau une ville la nuit", best-seller vendu à plus d'un million trois cent mille exemplaires, puis "Le bord intime des rivières", dans les années 90. Autre passion : le rugby. Il sera le vice-président du Rugby Club Hyérois (division 2) avec pour objectif le retour en première division dès la saison 95-96.

"C'est beau une ville la nuit" devient une émission hebdomadaire sur Europe 2 (et deviendra aussi un film), où il lit les textes des auditeurs "garennes". C'est enfin sur scène que Richard portera haut ce voyage mystique de toutes ses tripes avec les musiciens du groupe "alternatif" One Take puis Aventures. Leur premier concert à Bastia, en totale improvisation, leur a ouvert la porte d'une tournée phénoménale. Le soir même, Johnny Hallyday appelle Richard pour le félicité de ce succès.

Richard n'en est pas à sa première expérience musicale, il avait déjà enregistré les albums "Richard Bohringer" et "Errance" et participé aux albums de Jean-Jacques Milteau ("Quand j'rentre le soir"...) et Paul Personne ("Où est l'paradis ?").

Il a obtenu la nationalité sénégalaise en 2002, un retour aux sources évident pour le griot blanc...

 

                     Source : http://myspace.com/richardbohringer

25.09.2007

Heinrich BÖLL

Böll, Heinrich (1917-1985), nouvelliste et romancier allemand, prix Nobel et figure marquante de la littérature d'après-guerre, qui peignit une fresque sans concession de l'Allemagne moderne.

Né à Cologne le 21 décembre 1917, Heinrich Böll fut une victime du nazisme : enrôlé au service du Travail peu après avoir obtenu son baccalauréat, en 1937, il fut ensuite appelé sous les drapeaux pendant la Seconde Guerre mondiale. Il combattit en France, en Pologne et en Russie, puis fut capturé par les Américains. Interné dans un camp de prisonniers aux États-Unis, il fut libéré à la fin de la guerre. Il rentra à Cologne où, comme beaucoup d'Allemands, il tenta de reconstruire sa patrie et de recommencer à vivre dans de nouvelles structures et avec d'autres valeurs. Ces événements devaient évidemment conditionner fortement la thématique de ses œuvres présentes et futures : au début des années 1950, Böll était déjà un auteur reconnu, et vendait suffisamment de ses nouvelles à la presse pour pouvoir vivre de sa plume.

Dans son œuvre, Böll privilégia non seulement la critique du nazisme et de la guerre, mais aussi celle de la société allemande de l'après-guerre. Ruinée et désorientée après la défaite, puis matérialiste et consumériste, celle-ci lui semblait affronter péniblement le problème de la culpabilité et se montrer peu encline à faire son examen de conscience.

Les premières œuvres de Böll, telles que les nouvelles sélectionnées dans le recueil Le train était à l'heure (1949) ou dans Voyageur, viens-tu vers ... (1950), traitent de l'absurde et de l'horreur de la guerre, et abordent la question de la culpabilité. Son premier roman, Où étais-tu, Adam ? (1951), présente diverses situations de conflit où sont mises en évidence les forces sociales et politiques qui pèsent sur les gens ordinaires. Le roman suivant, Rentrez chez vous, Bogner (1953) marque en revanche le début d'une série d'ouvrages où Böll évoque les difficultés de l'Allemagne de l'après-guerre, et où il dépeint la vague de matérialisme déferlant sur un pays marqué par la défaite. Vint ensuite les Deux Sacrements (1959), chronique familiale où l'auteur confronte nazisme et humanisme. Böll persista dans la voie de la critique sociale, prenant pour thème non plus la guerre et ses conséquences immédiates, mais la réalité du pays en train de se construire et de se projeter dans l'avenir, c'est-à-dire la nouvelle République Fédérale d'Allemagne. Ainsi en est-il de la Grimace (1963), critique de l'État moderne, des fonctionnaires et de la bourgeoisie capitaliste. C'est aussi le cas de l'Honneur perdu de Katharina Blum (1974), un texte polémique dirigé contre les abus de pouvoir de la presse et de la justice. Cette histoire fut adaptée au cinéma par Volker Schlöndorff en 1975. Le roman Portrait de groupe avec dame, publié en 1971, trace un tableau panoramique de la vie en Allemagne, depuis la Première Guerre mondiale jusqu'aux années 1970, en suivant les traces d'un personnage innocent, presque insignifiant, Léni. Ce texte, rédigé dans un style journalistique, a été salué comme l'œuvre maîtresse de Böll.

Heinrich Böll fut récompensé en 1972 par le prix Nobel de littérature pour avoir apporté un nouveau souffle à la littérature allemande. Il mourut le 16 juillet 1985.

19.09.2007

René BARJAVEL

Barjavel naît le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme). Son père boulanger, mobilisé pour la guerre, sa mère le remplaçant, elle n'a que peu de temps à lui consacrer, et l'enfant seul découvre la nature et s'émerveille de ses prodiges. Il se plonge dans la littérature, grandit dans l'amour d'une mère happée par le travail, et l'affection de sa cousine Nini. Ce regard d'enfant grave dans sa mémoire des souvenirs intenses qu'il répercute dans son autobiographie La charrette bleue. Sa mère meurt en 1922, des suites de la maladie du sommeil. Cette disparition précose laissera l'enfant de onze ans désemparé. 

     Si Barjavel disait n'avoir gardé aucune mélancolie de son enfance, c'est parcequ'il n'en a pas tout perdu, du bonheur incessant de vivre jusqu'aux images fortes des choses les plus simples, qui sont miraculeuses et éternelles. Il s'est
attaché à ne pas en perdre la naïveté qui préserve du mal-être de l'âge adulte. Toute occasion lui est propice à cultiver son bonheur.
     A l'école il se montre médiocre élève, voué à la succession de son père. Abel Boisselier, professeur de Français,
remarque ses qualités dans cette matière et l'exorte à continuer ses études. Son père ne peut les lui assurer, et le professeur en fait son proger et le recueille. René le suit lorsqu'il est nommé proviseur à Cusset et il devient
pensionnaire. Le baccalauréat qu'il obtient en 1927 clôt ses études qu'il ne peut poursuivre faute de moyens financiers. A dix-huit ans, il est embauché au quotidien Le progrès de l'Allier, et commence sa carrière de journaliste. Il rencontre l'éditeur Denoël au cours d'une interview et celui-ci l'embauche. Il arrive donc à Paris en 1935. Il gravit les échelons de la hiérarchie pour finir directeur littéraire.
     Marié en 1936, père de Renée et de Jean dans les deux années qui suivent, il forge, avec les maladies qui assaillent
les deux enfants, ses grands thèmes sur la Vie et la decine, ceux de La faim du tigre. Il vit mal la guerre qu'il fait dans les Zouaves, et développe un penchant antimilitariste. Il est révolté par l'esclavage du soldat et la bêtise militaire.
De retour à Paris, il publie son premier roman Ravage. Il vit, seul, la libération de la capitale où s'affrontent les allemands en fuite, les jeunes idéalistes du maquis, et les voisins devenus justiciés. Il n'échappe pas à la vague de suspicion qui agite les pensées de l'époque, mais ses amis écrivains le blanchissent des accusations de collaboration
portées contre lui. Robert Denoël n'a pas cette chance, et lorsque le comité d'épuration le démet de ses fonctions, Barjavel dirige de fait la maison d'édition jusqu'à l'assassinat de l'éditeur le 2 décembre 1945.
     Après la guerre, il mêle les activités de journaliste, de critique, de romancier et de scénariste. La tuberculose et ses lacunes financières l'empêchent de réaliser Barrabas, pour qui Dieu ne fut qu'un temps. Adaptateur, dialoguiste, le cinéma n'en gardera pas un passage marquant, malgré son empreinte profonde dans de nombreux films, dont les
 Don Camillo, Les misérables (de Jean-Paul Le Chanois), Les chiffonniers d'Emmaüs, Le mouton à cinq pattes, Le guépard, etc. Avec La faim du tigre, il croit couronner sa carrière, le ton et la conclusion en garde cette marque, mais c'est Demain le Paradis, autrement plus optimiste qui termine l'oeuvre de l'auteur qui aura vécu un formidable renou-
veau depuis cet essai.
     Avec La nuit des temps, paru en 1968, démarre sa carrière de grand écrivain populaire. Il se fait chroniqueur au Journal du dimanche, et parachève son oeuvre dans l'esprit qui surpassera désormais toutes les inclinaisons
pessimistes, celui de l'espoir.
     Il décède le 24 novembre 1985. Sans avoir apporté les réponses aux grandes questions et angoisses de La faim du tigre, qui ne l'ont jamais quitté, il a néammoins bâti tout un modèle de vie, retrouvé l'émerveillement de son enfance et, auteur philanthropique parmi tous, adopté une position tolérante et de compassion.
   ____________________
     Barjavel, le grand ancien de la science-fiction française
     A l'époque (1942) où il publie ses deux premiers romans fantastiques, Barjavel fait figure de précurseur dans le désert qu'est alors la SF française. Quand paraissent pendant l'occupation Le voyageur imprudent et Ravage, la SF n'existe quasiment pas en France. On parle de "roman extraordinaire".
Barjavel ignore les extra-terrestres, les robots, les super-héros, les voyages spatiaux en fusée ou les "martiens" répugnants. Pourtant il y développe déjà des idées typiques du déferlement des années 50 : apocalypse, fin du monde, voyage dans le temps, retour à la barbarie et autres catastrophes imputables à la technologie envahissante.
     Barjavel est aussi un écrivain de son temps. On a parfois voulu discerner dans Ravage un écho de l'idée pétainiste du retour à la terre et de la méfiance envers l'urbanisation. Il se verra à cet égard reprocher sa signature dans différents journaux de la collaboration tels Je suis partout et Gringoire. Il abandonna néammoins rapidement cette veine collaborationniste suite au succès de Ravage. Il y décrit, avec un sens aigu de la satire, une civilisation technologique du XXIème siècle (2052), ramenée au néolithique par la disparition soudaine de l'électricité, qui brutalement met fin au machinisme. Une effroyable décomposition sociale s'ensuit, où la brutalité et la loi du plus fort resurgissent dans les mégapoles en proie aux flammes et à la famine : on est en plein film catastrophe avant la lettre.
     Si Barjavel semble nettement se méfier du progrès, la suite de son oeuvre a pourtant montré qu'il n'était pas opposé au progrès (la scène finale de Ravage apparait comme une satire de l'obscurantisme). On comprend les réticences d'un homme de la terre devant l'exode rural qui allait s'intensifier jusque dans les années 70 et transformer la société française de manière irréversible. Ravage n'est-il pas dédié par l'auteur "à mes grand-père paysans" ?
     Le voyageur imprudent est bien moins engagé, c'est un chef-d'oeuvre de poésie pure et de cruauté humoristique, qui précède en outre les années 50 dans l'exposition de ce qu'on appelle le "paradoxe temporel".
     Avec Le diable l'emporte (1948), la SF barjavelienne s'américanise un peu, puisque le thème de la 3ème guerre mondiale, au sortir d'un conflit effroyable terminé dans les flammes atomiques porteuses de fin du monde, sera l'un des favoris de la SF américaine, dans un monde vivant désormais sous la menace d'une apocalypse guerrière russo-
américaine.
     Barjavel ira jusqu'à envisager que l'humanité s'est dotée de la bombe atomique par instinct malthusien de limitation de l'explosion démographique, thèse exposée dans La faim du tigre sur un ton philosophique voltairien au "second degré" dévastateur.
     Les années 60 verront Barjavel très en phase, plus ou moins consciemment, avec les idées de mai 68 (Les chemins de Katmandou) qu'il évoque même avant qu'elles ne s'expriment, dans La nuit des temps (où le thème de la guerre totale est de nouveau exploité), ainsi que dans Le grand secret où l'on découvre un Barjavel nettement favorable à la libération sexuelle et plutôt libertaire.
     Il est aussi un des rares auteurs de SF à avoir traité de manière approfondie et spéculative le thème de l'immortalité.
Dans Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester, il prend clairement position contre le nuléaire civil.
Néammoins, on ne peut le classer politiquement ( voir les rapports entre la russe Léonova et l'américain Hoover dans La nuit des temps).
     D'un point de vue stylistique, Barjavel surnage nettement au-dessus de la production de SF, française ou non. C'est l'un des rares auteurs à n'avoir pas considéré la SF comme une littérature indigne de la qualité exigée de la littérature "standard", et de ce point de vue, les auteurs de SF qui peuvent se comparer à lui sont peu nombreux.
                                             Souce : Wikipédia

17.09.2007

Jacques PREVERT

Naissance le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine.

     Il y passe son enfance dans une famille de petits
bourgeois dévots, aux côtés de son père André,
critique dramatique, qui l'amène souvent au théatre,
et de sa mère Suzanne, qui l'initie à la lecture. Il
s'ennuie à l'école, et dès 15 ans, après son certificat
d'études, il quitte l'école et fait des petits boulots. Il
est mobilisé en 1918, puis débute son service militaire
en 1920 à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves
Tanguy avant d'être envoyé à Istambul où il fera la
connaissance de Marcel Duhamel.
    
     Il adhère au surréalisme de Breton de 1925 à 1929
(il est d'ailleurs l'inventeur du jeu du cadavre exquis).
En 1931, il fait paraître Tentative de description d'un
diner de têtes à Paris-France, texte qui, jouant sur le
sens littéral des mots, les néologismes et les décalages,
offre une vision humouristique et dérisoire d'un diner
officiel à l'Elysée.
Jusqu'en 1936, il écrit de courtes pièces engagées et
subversives pour le groupe Octobre, troupe militante
qui se consacre à un théatre social. Il se passionne
aussi pour l'écriture cinématographique, qu'il aborde
avec le film L'Affaire est dans le sac (1932), de Pierre
Prévert, et Le crime de Monsieur Lange (1935), de
Jean Renoir. Scénariste et dialoguiste, parfois en
collaboration (Les visiteurs du soir, 1942), essentiel-
-lement pour Marcel Carné, il intègre sa vision du
monde et son sens vivant de la parole au réalisme
poétique du réalisateur : Drôle de drame (1937),
Quai des brumes (1938), Les enfantsdu paradis (1945).
     Les textes poétiques de Prévert, composés en
vers libres, restent longtemps non publiés. Le recueil
Paroles (1946) fait découvrir au grand public ces
compositions au langage et au merveilleux empruntés
à la vie de tous les jours, où le rêve se mêle à l'humour.
C'est le succès. Nombre d'entre eux, sur la musique de
Joseph Kosma, deviendront des chansons très popu-
-laires interprètées par Juliette Gréco, Yves Montand
ou encore les Frères Jacques. Les feuilles mortes,
chanson du film Les portes de la nuit, est peut-être la
plus célèbre d'entre elles.
     Ayant pris ses distances avec les débats théoriques
et directement politiques, il n'en reste pas moins le
défenseur des pauvres et des opprimés, avec une
générosité sans faille. Son hostilité à toutes les formes
d'oppression sociale se traduit dans ses attaques pleines
d'humour autant que de vigueur contre les hommes de
pouvoir et les institutions en général. Son sens de l'image
insolite et sa gouaille populaire lui inspirent une poésie
sortie de sa tour d'ivoire, destinée à tous les publics et
encrée dans les sentiments de la vie quotidienne. Elle
invite le lecteur à se fier au pouvoir de la "parole" pour
accéder aubonheur, individuel et collectif.
Il pratique aussi des collages (Fatras, 1966 ; Choses et
autres, 1972 ; Hebdromadaires, 1972), où le mot-valise
joue un rôle essentiel.  Il continue, à la fin de sa vie, à
se consacrer à son activité de parolier (Cinquante
chansons Prévert-Kosma, posthume 1977). Il
a également laissé des textes pour les enfants.
     Le 12 octobre 1948, il tombe d'une porte-fenêtre
qui avait été bricolée pour installer une mitrailleuse.
Il reste plusieurs jours dans le coma et en gardera des
séquelles neurologiques graves.
A l'initiative de sa femme, qui espère l'éloigner des
tentations de la vie dissolue, et sur les conseils du
décorateur Alexandre Trauner, il quitte Antibes en
1971 pour Omonville-la-Petite, dans la Hague. Il y
meurt des suites d'un cancer du poumon, lui qui avait
toujours la cigarette à la bouche, le 11 avril 1977.
                                                 Source : Microsoft Encarta 2007
                                                              Wikipédia

15.09.2007

Louis CALAFERTE

Louis CALAFERTE : 14 juillet 1928 Turin(Italie) /

2 mai 1994 Dijon

     1928 : sa famille s'installe à Lyon
     Garçon de courses à 13 ans dans une usine de piles
électriques, puis manoeuvre, il décide de devenir
écrivain.
     En 1947, il arrive à Paris et exerce divers petits
métiers.
     1952 : Après son premier récit Requiem des
innocents, qui connait un grand succès, il revient
s'installer à Lyon, puis dans ses environs, à Mornant,
de 1956 à 1969.
     En 1956 il commence à écrire Septentrion.
     1957 : Début de sa collaboration avec l'ORTF de
Lyon, qui durera 17 ans.
     1963 : Parution de Septentrion, en édition hors
commerce chez Tchou. Condamnation et interdiction
de l'ouvrage, accusé de pornographie. Parallèlement à
son oeuvre littéraire, il commence à peindre, à dessiner,
à faire des collages.
     1968 : Après 5 ans de silence, publication de Satori
et de Rosa Mystica.
     1973 : Le Petit Odéon monte la pièce Chez les Titch,
mise en scène pae Jean-Pierre Miquel. On découvre
son oeuvre théatrale. Ses pièces sont jouées en France,
en Europe, au Japon.
     1984 : Réédition de Septentrion.
     1985 : S'installe près de Dijon.
     1992 : Obtient le Grand Prix Nationnal des Lettres.
                                           Source : Rag-time
     Autodidacte, il a évoqué, dans ses romans autobio-
-graphiques ( Requiem des innocents, portrait de l'enfant)
sa jeunesse dominée par la violence et le désespoir.
Révolté contre toutes les formes de bêtise et d'oppression,
il a contruit une oeuvre corrosive, au style flamboyant et
cru, où l'érotisme, constamment présent, exprime
l'amour de la vie.
     Septentrion, récit de son accession à l'écriture, fut
interdit pour pornographie. Il a publié des récits
(Memento mori, 1988 ; La mécanique des Femmes,1992),
des recueils de poésie ( Rag-time, 1972 ; Haïka du jardin,
1991 ; Ton nom est sexe, 1994), des pièces de théatre et
des carnets intimes.
                                           Source : Robert des noms propres 2007

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