04.12.2007

Les larmes de la lune, version musicale

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Ca y est, les larmes de la lune, mises en musique par David, sont en ligne !!! Et c'est un ravissement pour mes oreilles  ;-))

Mille merci à David, qui a su remanier le texte avec finesse, et composer une mélodie tout à fait appropriée. Sa voix est parfaite (comme d'habitude). Le tout donne un résultat très réjouissant qui m'envoute totalement. J'arrive même à entendre pleuvoir les larmes de la lune !!!

Le clip est réalisé avec quelques images que je lui ai envoyées, et rend très bien l'amosphère du texte. A la fin, la petite Emma Starosta (2 ans) offre une bouffée rafraichissante d'innocence (merci petite princesse), qui n'est pas sans rappeler un certain Lucas Thiéfaine dans la ballade d'un certain Géronimo Cohen ;-)

Je suis vraiment ravie de pouvoir vous faire partager cette collaboration et le talent de David. J'espère que vous y prendrez autant de plaisir que moi  ;-))

Sur Youtube : http://fr.youtube.com/watch?v=4FZ2yPhJJj8

Sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/search/hft45/video/x3nxua_les-...

Sur le blog de l'animal bluesymental (merci pour ton amitié Yoann) : http://bluesymental.blogspot.com/ (tout en bas de la page)

11.11.2007

Yves JAMAIT concert du 09/11/2007

c7e16c09d9e3a609b6e6dee156e49534.jpgAprès avoir été sctochés par Jamait aux Francofolies cet été, Yoann et moi avions hâte de le retrouver ce soir là. Accompagné de Nath, Yoann est descendu de sa banlieue pour partager cette fête ensemble. Et nous n'avons pas été déçus. Ce fut une soirée formidable, suivie d'une séance de dédicaces où Jamait et ses musiciens se sont montrés très avenants.

Mais comme depuis quelques semaines je manque d'inspiration et de mots, même pour les choses les plus simples, je suis incapable d'écrire une bafouille digne de ce nom sur cette soirée formidable.

Alors je vous invite à aller sur le blog de Matfanus (un tourangeau que nous avons eu le plaisir de rencontrer sur place) qui en a fait un beau résumé : http://matfanus.blogspot.com/2007/11/yves-jamait-toujours...

Sinon, il y a mon vieux  compte-rendu "un 14 juillet aux Francofolies" dans la catégorie "chansons, musiques, concerts", où vous pourrez retrouver différents liens vers des vidéos de Jamait...

Nath, je suis très heureuse d'avoir pu te rencontrer enfin et d'avoir partagé avec toi un peu de moi. Yoann, c'est toujours un plaisir de te retrouver...

 

 

12.09.2007

Renan LUCE Un artiste à découvrir

af930404eed14ecd50e66215c177f6a2.jpgDans le billet sur les Francofolies, je vous ai parlé un peu de ce jeune artiste breton que Never-been Yoann et moi avons découvert et bien apprécié en live.

L'album acheté et très apprécié, cela méritait bien un petit post, d'autant plus que Katell est ... bretonne. Ah non, je voulais dire qu'elle souhaitait ensavoir un peu plus sur ce petit nouveau. Qui d'ailleurs a fait une belle tournée 2006/2007, seul dans des salles modestes, ou en première partie de Bénabar (même au Zénith de Paris, rien de moins !!!). Bénabar qui a avoué qu'il aurait aimé être l'auteur de la chanson "repenti" qui l'a épaté.

Bref, le mieux est encore de vous le faire écouter grâce à quelques liens vidéo !!!

 

Clip officiel "Les voisines"  http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

Interview "conteur repenti" http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

"Nuit blanche" live à Spa (Belgique) http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

"Repenti" passage sur France 3 chez Fred Taddei http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

"La lettre" clip officiel http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

" La lettre" version Never-been (te cache pas Yoann ! ) http://www.dailymotion.com/bookmarks/sweetamanite/video/x...

 

09.09.2007

Syndrome albatros, réunion du 31/03/2007, Thiéfaine poète rockeur

Le 31/03/2007, quelques afiocionados ont répondu à l'invitation d'une association
à leur faire découvrir la vie et l'oeuvre de Thiéfaine. N'écoutant que mon courage et
ma passion, je me suis lancée le défi de faire un petit topo sur "syndrome albatros".
Voici le copier-coller de mon travail. Je vous mets les paroles et le lien vers la chanson
mise par Yoann Never-been sur daily motion juste pour l'occasion (merci Chouchou ;-) 
     " Clown masqué décryptant les arcanes de la nuit . dans les eaux troubles et noires
des amours-commando . tu croises des regards alourdis par l'oubli . et des ombres 
affolées sous la terreur des mots . toi qui voulais baiser la terre dans son ghetto . tu en
reviens meurtri, vidé par sa violence . et tu fuis ce vieux monstre à l'écaille indigo .
comme on fuit les cauch'mards souterrains de l'enfance . de crise en délirium ; de 
fièvre en mélodrame . franchissant la frontière aux fresques nécrophiles . tu cherches 
dans les cercles où se perdent les âmes . les amants fous, maudits, couchés sur le
grésil . et dans le froid torride des heures écartelées . tu retranscris l'enfer sur la braise
de tes gammes . fier de ton déshonneur de poète estropié . tu jouis comme un phénix
ivre mort sous les flammes . puis en busard blessé cerné par les corbeaux . tu remontes
vers l'azur, flashant de mille éclats . et malgré les brulûres qui t'écorchent la peau . tu
fixes dans la brume : Terra Prohibida . doux chaman en exil, interdit de sabbat . tu 
pressens de là-haut les fastes avenirs . comme cette odeur de mort qui précède les
combats . et marque le début des vocations martyres . mais loin de ces orages, vibrant
de solitude . t'inventes un labyrinthe aux couleurs d'arc-en-ciel . et tu t'en vas couler
tes flots d'incertitude . dans la bleue transparence d'un soleil torrentiel . vois la fille
océane des vagues providentielles . qui t'appelle dans le vert des cathédrales marines .
c'est une fille albatros, ta petite soeur jumelle . qui t'appelle et te veut dans son rêve
androgyne. "   

31 mars 2007, à l'invitation de l'Association rencontres Européennes- Europoésie. Thiéfaine,

poète rockeur...

Petit travail personnel sur la chanson "syndrome albatros", Présentation à remettre dans le

contexte de cette réunion...

 

 

 

Syndrome albatros

 

 

Pour le côté scolaire de la chose, mais surtout de part l'histoire égrenée à travers le texte, et le rythme de la musique (un peu dépouillée et lancinante), on peut faire un découpage logique qui nous mène à un poème de trente-deux alexandrins ordonnés par strophes de quatre. Ce qui, malgré une présentation non "classique" du texte dans le livret du CD, peut faire penser que Thiéfaine a sué autant sur la forme que sur le fond.

Une façon peut-être pour lui de rendre hommage à ses prédécesseurs illustres (Rimbaud, Artaud, Lautréamont, etc...) dont Baudelaire, qui est ici et d'emblée mis en avant, tant par le rapprochement que l'on peut faire avec son poème L'albatros, que par le travail que celui-ci a produit sur les concepts de symbolisme et de modernité.

Une modernité et un symbolisme que Thiéfaine manipule avec brio, décrivant le monde dans sa réalité la plus crue, se faisant prospecteur des mystères étouffants de notre existence.

Comme nombre de ses chansons, syndrome albatros est un texte très riche. Métaphore, allégorie... Thiéfaine utilise à merveille le matériel dont il dispose pour faire passer ses idées et ses sentiments. Esthétisme, savoir, et affects y sont indissociables.

 

Je me propose d'en faire ici une "ré-écriture" personnelle, en y mélant tant les notions qui y sont évoquées que mon propre ressenti. Avec l'espoir de ne pas taper trop loin de ce que Hubert avait à l'esprit en composant ce petit chef-d'oeuvre...

 

 

 

 

" L'humanité s'englue dans la misère et chaque homme a la sienne propre. Comment échapper, si c'est possible, à ces maux qui nous tenaillent, souvent inconsciemment, pour ne pas trop en souffrir ? Nombre d'entre nous se perdent, par moments ou pour toujours, dans des tentatives vaines de fuir ce qu'ils sont ou croient être. Et par là même s'enfoncent encore plus dans ce marasme.

Que cherchent-ils exactement ? Que font-ils là ? Silhouettes déambulant entre obscurité et lumière, entre pseudos paradis artificiels et espoirs d'amour, entre cruauté vengeresse et bienséance.

La misérable condition humaine est côtée sur les places boursières, pendant que les usines crachent leurs flots d'humains asservis et étouffés par les fumées sombres et âcres qui leur dissimulent la vue et l'entendement.

Depuis toujours ils luttent contre les souffrances et les carcans, tant à leur petit niveau d'enfants puis d'adultes, qu'au niveau de l'humanité toute entière. Y'aurait-il là un cheminement collectif incontournable ?

Mais toujours ils s'y prennent de travers, s'égarant dans des solutions qui n'en sont pas, parfois améliorant un mécanisme, un bout de leur vie, le plus souvent s'enfonçant plus loin dans l'erreur. Toute bifurcation est bonne à suivre, l'éphémère (baise, drogue, jeu de l'autruche...) le disputant à la constance (désespoir, luttes, guerres...).

Les hommes se ferment sur eux-mêmes, créant des "corporations" antagonistes, ennemies, et la planête devient un agglomérat de groupes et sous-groupes qui se cherchent, s'affrontent, se découvrent, s'espèrent. Mais finalement il y a plus de sang et de larmes, de cendres et de staccatos, que d'amour véritable et d'espoir accessible.

Se pourrait-il qu'ils aient pris goût au morbide, à exhiber ainsi leurs corps de survivants, leurs âmes malmenées, et leurs noms gravés sur des stèles ?

 

 

Les mots qui décrivent, accusent, pointent le mal, ouvrent un morceau d'âme, sont insupportables pour ces hommes incapables de briser leurs chaînes...

 

 

Le poète, celui qui ne peut vivre sans les mots, est lâché dans la fosse. Se perdant ici ou là, il s'enivre à en vomir, de cette déchéance, de cette souffreteuse file d'attente rampant vers nulle part. Lui aussi pris dans l'étau de la souffrance et de ses dérives, il parvient néammoins à prendre un peu de distance.

Pour se protéger, ne pas se laisser engloutir, il se veut autant, sinon plus, observateur et narrateur, que sujet-objet de cette noirceur collante. Alors il s'écarte un peu, ordonne les mots comme les autres enfilent leurs perles. Il s'épanche sur le papier, dénonçant ce qu'il voit, pleurant ses sentiments, rêvant ses chimères, crachant son venin. Et jette au vent des mortels son alphabet multicolor.

Mais le commun, lui, ne peut supporter ce tableau. Ces vers, quand ils les comprennent, sont des giffles, des instruments chirurgicaux d'introspection, des empêcheurs de tourner rond.

Pour qui se prend-il ce scribouillard moralisateur, ce bohémien rêveur, ce guerrier sans armée ? Qu'il est ridicule et pathétique ce clown sans nez rouge, aux sketchs qui ne riment à rien ! Espère t-il faire le pain sans farine, conduire des troupes sans sifflet, et gagner sans monnaie ? Non, vraiment, cet homme n'a rien à faire ici, il n'est pas utile. Qu'il aille au diable avec ses facéties verbales et ses figures de style !

 

Incompris et insoumis, dépité, sentant le vent mauvais, le poète se retire, en quête d'une terre promise aux seuls élus de l'immortalité. Le poète abandonne les humains indignes pour mieux retrouver sa splendeur...

 

Il quitte le bas monde et s'envole haut dans le ciel, exécutant un dernier baroud d'honneur. Et à mesure qu'il approche de l'astre créateur, il se débarrasse par lambeaux de sa prison charnelle et de ses stigmates de mortel. Des tentacules ardents l'enveloppent et le bercent. C'est le Père régénérateur qui l'accueille dans sa matrice.

L'amour se fait si brûlant que soudain il s'embrase. Avides érections, les flammes le lèchent et le transpercent. Et lui rit et pleure, jubile et agonise. Dans sa gorge les sanglots se font tonnerre, il éructe l'ordinaire et l'impur, et pisse une extase de braises.

Souvain tout s'apaise. Des cendres odorantes et cotonneuses un petit être s'éveille. C'est l'enfant du Soleil, l'âme du poète. Créature pure et majestueuse, elle déploie ses ailes scintillantes de mille reflets écarlates et part explorer, de son élégante envergure, la mystères de sa quête renée. Et son ombre éclaire parfois le ciel des damnés.

Désentravé, il plane dans la lumière douce et protectrice, et goûte la liberté de celui qu'on ne peut baillonner. Mais toujours il souffre d'être unique, et espère dans l'Océan fantastique trouver un autre lui. Un être mythique peut-être, qui, de ses palais aquatiques, l'enchantera de mille rimes..."

 

 

Syndrome albatros est-il seulement un hommage à Baudelaire et aux poètes maudits ? Peut-on supposer que Thiéfaine aurait pu souffrir du "complexe de l'albatros" s'il n'avait été sauvé par la magie des mots et l'insoumission ?

Freud a écrit : " De tout temps, ceux qui avaient quelque chose à dire et ne pouvaient le dire sans danger, se coiffèrent du bonnet du fou..." .

On pourrait aller beaucoup plus loin dans " l'analyse" du texte en s'attardant dans les méandres de chaque notion qui en ressort (le symbolisme du feu, du mythe du phénix, de l'androgynie, la condition humaine, la solitude du poète, etc...). Mais là, libre à chacun de fixer ses propres limites dans l'investigation.

S'il me semble important de savoir un peu de quoi il retourne au juste pour mieux apprécier la subtilité des textes de Thiéfaine, il ne faut pas en négliger le ressenti très personnel que chacun peut en éprouver. Le plaisir et l'adhésion sont avant tout peut-être là...

A ce sujet, Thiéfaine a dit récemment, à l'occasion de la sortie de la bande dessinée illustrant certaines de ses chansons : " C'est toujours interressant de voir comment les autres interprètent mon univers. A chaque écoute, quelqu'un s'imagine mes textes de manière personnelle et différente."

 

 

Et parceque ce n'est pas hors sujet, et surtout pour le plaisir, je me permets d'aller divaguer vers une chanson qui s'appelle " Autorisation de délirer" :

 

"nous voilà de nouveau branchés sur le hasard

avec des générateurs diesel à la place du coeur

               et des pompes

refoulantes au niveau des idées.../... le vent souffle

               à travers

nos crânes i.t.t. océanic couleurs !.../... à la page 144

de leur programme, la petite cover-girl emballée

sous cellophane s'envoie en l'air à l'ajax w.c. .../...

orgie de silence et de propreté où celui qui aurait encore

quelque chose à dire préfère se taire plutôt que d'avoir

à utiliser leurs formulaires d'autorisation de délirer...

... demain, nous reviendrons avec des révolvers au bout

de nos yeux morts..."

 

                                  Tommie

Un 14 juillet aux Francofolies

 Voir album photos Yves Jamait (pas grand chose sur ce concert à capturer
                                                      sur le web pour l'instant  ;-(  )
     Une nuit sans sommeil, ou presque, pour arriver à La Rochelle à 07h00 du mat,
afin d'être garé tout près. Un petit roupillon dans la voiture (merci au soleil de s'être
planqué toute la matinée), une petite marche dans le parc histoire de se réveiller et
de passer le temps, un déjeuner frugal, et nous voilà partis, Yoann et moi, pour la
place Saint Jean d'Acre. Passage obligé par les remparts, chaque année enlaidis par
par les barrières et les canisses anti-reluquage, et vers 13h15 nous commençons la
longue attente. Malheureusement, le soleil décide de nous accompagner. Fourbue, les
pieds et le dos torturés, je me liquéfie sous la chaleur. Yoann reste aussi stoïque que
son nez devient rose vif. Moi, je fais des efforts pour retenir mes plaintes, mais j'en
lâche tout de même quelques unes. On ne se refait pas !
     Enfin, vers 17h30, on nous laisse pénétrer dans le site. Course pour le premier
rang. Sans moi, puisque mes jambes ne savent plus courir. Yoann me garde une place.
Deuxième rang, pas mal. Un seating salvateur se met en place. C'est pas la foule des
grands soirs sur le par-terre. Par contre, dans les gradins ça s'entasse. Y'a un truc qui
m'échappe là : soit ils sont tous plus handicapés que moi, soit ils sont venus en touristes.
Bah, tant pis pour eux, rien ne vaut d'être debout devant pour vraiment savourer la
musique, et les douleurs on fait avec, comme d'hab.
     Renan Luce ouvre les festivités. Un vrai challenge pour lui. Malgré le speetch du
directeur de festival, pas moyen de faire descendre ceux des gradins. Qu'à cela ne
tienne, le petit breton à la gueule d'Ange ne se démonte pas et s'accroche à l'énergie
que lui renvoient ceux du par-terre. Une gueule de mino, mais une voix bien posée,
presque éraillée. L'année dernière, je n'avais entendu que trois chansons, et j'étais
restée sur une impression de chanteur gentillet et un peu naïf. Mais là, je suis agréable-
ment surprise. Des textes plutôt bien ficelés, pas du tout niais, assez variés et imagina-
tifs. Une belle énergie qui en entraîne plus d'un, moi la première. Et des musiciens qui
s'éclatent. Souriants et dynamiques, ils semblent vraiment heureux d'être là. Leur
complicité rayonne et c'est un réel plaisir à voir.
Yoann aussi apprécie. Certe, on est habitués aux textes plus alambiqués du Sieur Hubert,
on est venus voir Jamait, mais pourquoi se la péter et bouder son plaisir ? C'est décidé, 
au retour j'achète son album !
     C'est La Grande Sophie qui se charge de la deuxième partie. Avec une innovation :
avec sa guitare acoustique, mais accompagnée de musiciens amateurs. Ceux de
l'Harmonie de La Rochelle, et ceux de l'Harmonie Five de Lille. 60 amateurs un peu
émus et intimidés d'être là, armés de leur courage et de leurs instruments à vents
(tubas, trombones...). Et, ma foi, tout cela coule bien. LGS assure à elle seule le côté
rock, toujours aussi pétillante et énergique. Derrière, les harmonies, les yeux rivés
sur le chef d'orchestre, apportent un peu de douceur. C'est original et pas désagréable
ce mélange des genres, mais point trop n'en faut ...
     Ca y est, celui pour lequel nous avons fait tant de kilomètres va arriver. Depuis
quelques semaines je n'ai cessé d'écouter son deuxième album, et je maudis fnac.
com de ne pas m'avoir fourni le premier dans les temps. Breffff . On aperçoit les
invités de Jamait derrière le filet, au fond de la scène. Le public est impatient, j'ai
presque des noeuds dans la tripaille.
     IL ARRIVE. Mini guitare à la main. Tonnerre d'applaudissements. A peine 2-3 mots
pour nous saluer et il démarre illico sur le Coquelicot. Décollage immédiat, pas de
tour de chauffe. Jamait met la patate d'emblée. Je suis scotchée. Kat m'avait prévenue,
mais je ne pensais pas que ce serait à ce point. Jamait enchaine le titres, seul ou avec
ses invités, avec générositéet puissance. Sa voix rocailleuse dégage de terribles
émotions. Et pas seulement sa voix.
     Jamait ne se met pas en scène lorsqu'il chante, il VIT totalement et intensément
ses textes. C'est tout son être qui s'exprime. Il ne danse pas, il vibre. Son corps
accompagne sa voix. Ah, comment dire ? C'est comme si je pouvais voir, sous ses
vêtements, se bander ses muscles, ses poils se dresser, son coeur aimer, son poul
battre, son âme saigner... Il transpire l'amour et le désespoir, la tendresse et la
colère. Il est le rock et la valse, le bistrot et la guinguette...
     Du côté des invités, Juliette, avec laquelle il reprend la "cigarette" d'Higelin,
Mulet-Mulet, Jehan, Nilda Fernandez, avec une chanson écrite spécialement pour
l'occasion (pas fainéants les mecs), et Thiéfaine bien-sûr : une joyeuse et festive
"fille du coupeur de joints", bien reprise par le public, et surtout "Affaire Rimbaud",
qu'Yves interprète seul, accompagné d'Hubert à la guitare (dire qu'il y a des
aficionados qui ont loupé ça). Pas du foutage de gueule ! Une version extra, plus
émouvante et prenante que chanté par Hubert lui-même. Eh oui !!! En fait, je me dis
que tout est dans sa sensibilité et sa voix, qu'il pourrait chanter n'importe quelle
niaiserie que ce serait beau. Ouaip, franchement, ce type (que dis-je, cet ARTISTE)
a tout ce qu'il faut pour vous chambouler le coeur et vous mettre la tête en vrac...
A la fin du concert, je me suis sentie comme un chien qu'on abandonne. Dans ma
tête, ça disait " pars pas, pas tout de suite, reste encore et encore, me laisse pas
seule..."
     Alors Yoann et moi, plutôt silencieusement, nous sommes éloignés... Un tour à la
boutique, un tour au ravitaillement, et nous sommes allés nous installer un peu à
l'écart. Sansévérino c'est pas du tout mon truc. Et là, dans mon "trip Jamait", il
me gênait carrément. Je lui aurais bien mis quelques baffes, à venir ainsi perturber
mes déjà souvenirs.
     Crevés, nous avons repris la route au moment où les premiers feux d'artifices ont
éclairé la nuit. Voulzy, on s'en moquait totalement, et Yoann sentait le coup de barre
venir. D'ailleurs, nous avons dû nous arrêter sur l'autoroute avant que Yoann ne
plonge dans les bras de Morphée (au fait, enfin un mec qui ne ronfle pas !). Moi, je
n'ai pas pu dormir. J'étais perdue dans mes pensées qui tournaient en rond, comme
toujours après un concert, mais en pire cette fois. J'avais vraiment envie de chialer...
          ________________________________________________________ 
 Site officiel d'Yves Jamait : http://www.jamait.fr/ dates des concerts et autres infos.
               Cliquez au bon endroit et vous pourrez voir le clip de "Jean-Louis".
 Une interview interressante de Jamait : http://www.sortir16.net/paroles/par_jamait.php
 Vidéo de Jamait chantant "Jean-Louis" aux Francos : http://www.eyeka.com/video/view/52704-JAMAIT-Jean-Louis
 La première TV de Jamait, présenté par Foulquier, chez P.Sébastien (non, fuyez pas à cause