22.07.2008

Combat

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     Dans mes oreilles un étrange bourdonnement

     le rappel peut-être de mon enfermement

     dans la pire prison que sont les sentiments.

 

     A force de traîner et de s'abandonner

     le désespoir s'empare d'un territoire miné

     où le moindre faux pas peut tout faire exploser.

 

     Là où certains ont échoué d'autres essaient de revivre

     affrontant leurs démons à s'en rendre ivres

     ne laissant pas au hasard le droit d'être libres.

 

     Croix d'bois ou croix d'fer se mentir est un enfer

     où l'on ne gagne qu'à se faire bouffer par les vers

     de ceux bien poisseux qui grouillent au cimetierre.

 

     Mais quand de l'âme le mal sournois s'empara

     il fut oh combien facile de baisser les bras

     tant on sentait la tâche difficile au combat.

 

                       Tommie

06.07.2008

Apocalypse bientôt

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     Le ciel commencera par rougir

     du feu sacré des dieux en colère

     et l'atmosphère lourde de s'épaissir

     d'une moiteur chargée de poussière.

 

     Des tourbillons de terre étouffants

     s'élèveront d'un sol fissuré

     assèché par la force des vents

     déchainés soufflant de tous côtés.

 

     Puis tomberont les pluies acides

     d'un ciel virant au noir et sans soleil

     aveuglant ceux qui d'un regard vide

     se croiront encore en plein sommeil.

 

     La rumeur courra dans les villes

     qu'il s'agit du dernier jugement

     que devraient se sauver les plus vils

     responsables de ce malheur forcément.

 

     De partout les cages s'ouvriront

     sous l'avidité des animaux

     qui de vengeance se pourlècheront

     de pouvoir faire craquer quelques os.

 

     Eux seuls savaient et s'impatientaient

     que sonne l'heure du bouleversement

     qui de liberté les soûlerait

     dans de grandes émanations de sang.

 

     Les hommes se mettront à claquer des dents

     par peur de la facture à payer

     des crimes qu'ils ont commis impunément

     quand ils prenaient tout pour des jouets.

 

     Quand la terre sera débarrassée

     des humains et de leurs oripeaux

     reine nature pourra s'apaiser

     et recommencer tout le boulot.

 

                Tommie

 

          Image : V. Van Gogh

 

A qui perd gagne

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     Au fond de mes entrailles

     circulant comme une onde

     le désir me tenaille

     de m'effacer du monde.

 

     Aller par les chemins

     torturés de mon âme

     épancher mon chagrin

     jouer à qui perd gagne.

 

     Trouver un bon asile

     qui voudra me garder

     pour une vie plus tranquille

     sans soucis ni regrets.

 

     Franchir la frontière

     ténue de la folie

     pour ne plus être en guerre

     m'enterrer dans ma nuit.

 

     Et ne plus ruminer

     les affres de l'av'nir

     me sentir soulagée

     de ne plus réfléchir.

 

             Tommie

 

        Image : Nicolas de Staël

22.04.2008

Les morts et les bigottes

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     Du fond de leurs abîmes

     les morts ne cessent de rire

     de ceux qui paient la dîme

     pour assurer l'av'nir.

 

     Ils prient un drôle de type

     qu'ils n'ont vu qu'en fantasme

     pour pas choper la grippe

     ou pardonner l'orgasme.

 

     Sûr qu'on ne plaisante pas

     avec le péché

     faut suivre pas à pas

     c'que dit monsieur l'curé.

 

    Et quand par malheur

    ils rêvent d'une paire de fesses

    ils courrent avec horreur

    se laver à confesse.

 

    Alors au fond du gouffre

    pour sûr qu'ils se panent

    lorsque ça sent le soufre

    en dessous des soutanes.

 

    C'est la fête aux bigottes

    auquelles on fait payer

    leur manque de jugeotte

    le poids de ces secrets.

 

          Tommie

Smally

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     Mon amie ma fidèle

     qu'ai-je pu te faire subir ?

     Mes souvenirs s'emmèlent

     c'est ce qu'il y a de pire.

 

    Qui prit soin de toi

    tous ces jours de misère

    quand je n'étais pas là

    quand je n'touchais plus terre ?

 

    Comment ressentais-tu

    ces tremblements de terre

    dans mon âme perdue

    qui glissait vers l'enfer ?

 

    Tu m'as pardonnée je crois

    dans ton dernier soupir

    ton p'tit corps dans mes bras

    oh, comme j'ai pu souffrir.

 

               Tommie

Rue des pins

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          Dans l'air du temps

          et l'air de rien

          comme un enfant

          comme un vaurien

          chemin faisant

          cahan cahin

          cheveux aux vents

          chemise de lin

          effrontément

          malin malin

          en remontant

          la rue des pins

          les pieds brûlants

          semelles en moins

          se délestant

          d'un peu d'un rien

          s'en rejoignant

          de douces mains

          et rêvassant

          de ses blancs seins ...

 

                 Tommie

18.04.2008

Partir

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     Partir au delà de l'horizon

     jusqu'où le regard porte et se perd

     là où la terre trace un dernier sillon

     comme un salut bref de l'univers.

 

     Partir pour ne jamais revenir

     pas même en rêve ni en cauchemar

     lâcher jusqu'au moindre souvenir

     se diriger vers un autre phare.

 

     Partir sans baluchon ni bagage

     à la conquête d'une nouvelle histoire

     débarrassé de sa lourde cage

     libéré de tous les vieux déboires.

 

     Partir, s'envoler d'un pied leste

     se laisser diriger par les vents

     économiser le moindre geste

     et évoluer en dehors du temps.

 

              Tommie

08.04.2008

Tout est pardonné

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On le croit dans les nuages                         

l'esprit libre au gré du vent                            

que rien ne lui fait ombrage                           

qu'il rêve comme un innocent.                    

 

A l'atelier il fabrique                                     

au potager il donne vie                               

comme avec des mains magiques                  

créatrices à l'infini.                                    

 

Il ne dit rien, il cache tout                             

comme un vaurien, ou comme un fou.          

 

Ses silences en disent long                       

et taisent ses bégaiements                          

quand il s'agit de faire front                        

d'oublier ses peurs d'enfant.                   

 

Le mensonge est sa défense                       

et dans ses yeux la panique                       

dénonce l'ignorance                                     

et sa marque de fabrique.                            

 

Il ne dit rien, il cache tout                          

comme un vaurien, ou comme un fou.  

 

 

     D'un regard inquisiteur

     qui balaie comme un scanner

     elle vous foudroie en plein coeur

     comme une acerbe mégère.

 

     Elle vous aime sous conditions

     avec ses propres critères

     elle juge la situation

     depuis ses espoirs de mère.

 

     Dans sa souffrance et sa misère

     elle est en errance, cherche des repères.

 

     Ses enfants sont sa richesse

     même s'ils ne sont pas conformes

     et quoiqu'ils fassent la blessent

     en n'entrant pas dans ses normes.

 

     Mais son amour est plus fort

     et la mènent à concéder

     à arrondir ses bords

     pour sa tendresse montrer.

 

     Dans sa souffrance et sa misère

     elle est en errance, cherche des repères.

 

                          Tommie        

 

                                                

01.04.2008

Les amoureux

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     Au fond de leurs yeux d'agate

     y'a toutes les promesses du monde

     pas moyen que le temps se gâte

     ils naviguent sur la même onde.

 

     Ils ont le soleil pour eux seuls

     la pluie ne les atteind jamais

     ils ont l'air de gais écureuils

     qui ne font que ce qui leur plaît.

 

          Les amoureux ...

 

     Ils ont au fond de leurs deux coeurs

     un lien indiscible qui les tient

     ils ne s'aiment pas en amateurs

     c'est la passion qui les étreint.

 

     Ils traversent les coups du sort

     main dans la main et sans souci

     plus rien ne peut leur faire du tord

     tellement ils s'aiment à l'infini.

 

          Les amoureux...

 

                Tommie

 

 pour toi Yoann, et ta dulcinée  ;-)

17.03.2008

Mater cauchemar 2

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     La terreur courait en moi comme mille cafards

     dont les fines pattes m'écorchaient de l'intérieur

     mutilant mes entrailles en de multiples parts

     et lestant mon âme de fulgurantes douleurs.

 

     Le temps était venu de déployer mes ailes

     ligotées par toutes ces années d'acidité

     où tu explosais en fétides relents de fiel

     qui m'étouffaient à ne plus pouvoir respirer.

 

     Aliénée par la cruauté et l'injustice

     je ne savais trop comment me dépatouiller

     sortir de cet enfer sans trop de préjudices

     alors que je tremblais comme un chien effrayé.

 

     Te maudire et baver ne me suffisait plus

     je fuyais pour te tuer et me faire renaitre

     te lançant au passage quelques regards tendus

     qui signifiaient que je n'étais plus de ta chair.

 

     Mais ma révolte bien trop tardive a fait chou

     quand je dus affronter tes railleries humiliantes

     et tes yeux affutés et perçants de hibou

     me plaquèrent rudement telle une déferlante.

 

                   Tommie

 

          Image : Domi Colin  "cri"

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